Burkina : L’heure est au bilan au ministère de l’agriculture

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Salifou Ouédraogo, ministre de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles a ce vendredi 25 septembre 2020 dressé le bilan de l’action de son département durant ces dernières années. A ce bilan s’est ajouté celui de la campagne agricole de l’année en cours.

L’heure est au bilan au ministère de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles. Bien avant ce bilan, le ministre Salifou Ouédraogo a fait le point de la campagne agricole 2020-2021.

Il a noté que la campagne a connu une installation tardive avant d’enregistrer les pluies régulières à partir du mois d’août.

Nonobstant,  la campagne est jugée “bonne” dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, du Plateau central, du Centre-Sud, du Sahel et dans les Hauts-Bassins.

Dans les régions des Cascades, de l’Est, du Centre-Ouest, du Centre, du Centre-Nord, du Nord et du Sud-Ouest, la campagne est déclarée passable, selon le ministre de l’agriculture.

Pour lutter contre les nuisibles notamment la chenille légionnaire d’automne, le ministre a indiqué que son département a mis à la disposition des producteurs près de 35 000 litres de pesticides, 2 688 appareils de traitement et 1 570 de protection individuelle.

Dans le but d’aider les acteurs du monde agricole à atteindre les objectifs de production de cette campagne, fixés à 5 670 000 tonnes de céréales, 1 586 000 tonnes de cultures de rente et 941 000 tonnes d’autres vivrières, le département a mis en œuvre un mécanisme innovant de distribution des intrants et équipements agricoles, dénommé Agri Voucher”, a confié le ministre.

Selon ce qu’explique Salifou Ouédraogo, plus de 4 813 outils de vulgarisation de bonnes pratiques agricoles, l’aménagement de 6000 hectares de bas-fonds, de 4 000 hectares de périmètres irrigués et de 739 hectares de périmètres maraîchers ont été mis au profit des producteurs.

Selon toujours les propos du ministre, 5000 hectares de terres cultivables, 1000 tonnes de semences améliorées et 1 250 tonnes d’engrais ont été mis à la disposition des personnes déplacées internes.

Pour ce qui est du bilan de ces 5 dernières années, le ministre de l’agriculture a soutenu que le bilan est satisfaisant.

Il a confié que son département s’est employé à actionner les leviers du développement agricole, conformément au programme présidentiel et au PNDES.

A l’écouter le PNDES a prévu la réalisation de 35 000 hectares de bas-fonds. À la date du 30 juin, relève Salifou Ouédraogo, près de 24 000 hectares de nouveaux bas-fonds ont été aménagés.

Soit un taux d’exécution d’environ 70 % de la cible. 16 000 hectares de nouveaux périmètres irrigués ont été aménagés et 4 500 hectares de périmètres réhabilités“, a-t-il dit.

Pour le programme présidentiel qui consistait à aménager 25 000 hectares de nouveaux bas-fonds, le niveau d’exécution est de 96 % selon le ministre de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles.

S’agissant des périmètres avec maîtrise totale d’eau, 16 000 hectares ont été aménagés pour une cible de 5 000 hectares dans le programme présidentiel“, a noté Salifou Ouédraogo.

La réalisation de ces aménagements et les divers appuis, a-t-il expliqué, vise à accroître la part des productions irriguées dans la production totale, de 15% en 2010 à 25 % en 2020.

Il s’agit de réduire la dépendance de notre système de production agricole des aléas pluviométriques“, a-t-il laissé entendre.

Le ministre de l’agriculture a affirmé que son département a initié des projets majeurs pour la transformation structurelle de l’agriculture burkinabè.

Il s’agit, entre autres, de l’initiative présidentielle de produire plus d’un million de tonnes de riz paddy d’ici 2021 et de l’initiative d’assurer à chaque enfant en âge scolaire un repas équilibré par jour.

Willy SAGBE
Burkina 24

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