Semaine de l’industrie burkinabè : Transformer 25% des matières premières en 2023

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Le Ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat  (MCIA) Harouna Kaboré a procédé au lancement officiel de la Semaine de l’industrie burkinabè (SBI) le jeudi 24 septembre 2020 à Bobo-Dioulasso. A cette 3ème édition placée sous le signe de la relance économique, l’objectif recherché est de transformer 25% des matières premières du pays en 2023.

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Plusieurs innovations sont au rendez-vous de cette 3ème édition de la Semaine de l’industrie burkinabè(SIB). Notamment la « Bourse de projets » et la « Nuit du mérite ». La Bourse de projets constitue un cadre de rencontre entre acteurs de la transformation agro-alimentaire, financiers, équipementiers et autres experts. Elle permet d’identifier des projets de transformation agro-alimentaire  afin de  faciliter leur mise en place.

Quant à la « Nuit de mérite de l’industrie burkinabè », elle est dédiée à la distinction des industriels modèles. La raison d’une telle célébration selon le Ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré  est d’ « encourager les hésitants tout en félicitant les industriels déjà engagés ».

Le ministre Harouna Kaboré veut une transformation des matières premières

Prenant la parole au nom du Groupement professionnel des industriels (GPI), le Directeur général de la SAP Olympique  Hayouba Niaoné salue cette occasion de réfléchir sur un souffle nouveau pouvant aider ce secteur à occuper son marché naturel.

En plus de la mévente, le Vice-président de la délégation consulaire de la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI-BF) des Hauts-Bassins Al Hassane Sienou  a rappelé d’autres difficultés qui se situent au niveau de la transformation. Il s’agit des coûts de production élevés, du  manque de synergie d’action et de l’insuffisance de main d’œuvre qualifiée. Toutefois, le PDG de Tropic Agro Cheem  reconnait les efforts déjà consentis par le gouvernement pour « la transformation structurelle de notre économie ».

A en croire le ministre, cet accompagnement qui s’inscrit dans le cadre de la relance économique mentionnée dans le PNDES s’impose naturellement dans la politique de création d’emplois. « Cette semaine, la presse a présenté  des chiffres de plus de 1.200. 000 candidats pour environ 5.000 postes à pourvoir. Cela signifie que les concours de la fonction publique ne peuvent absorber le taux de chômage. C’est pourquoi le gouvernement a décidé d’accompagner les industriels afin que vous créez les emplois dont nous avons besoin », explique-t-il.

Un fonds de 100 milliards de F CFA et des mesures d’assouplissement

Dans le cadre de la Stratégie nationale de l’industrialisation, des mesures règlementaires (comme la révision du code d’investissement et la réduction du délai de création) ont permis d’améliorer le taux d’investissement au Burkina Faso.  Déjà, le ministre a informé de la signature effective d’une centaine d’autorisations de créations d’entreprises de transformation de matières locales.

A l’horizon 2023, Harouna Kaboré vise l’industrialisation du Burkina avec un taux de 25% de matières premières transformées. Y compris le métal jaune. «Avec une raffinerie, nous pouvons créer une rue de la joaillerie Made in Burkina », estime le ministre qui a aussi annoncé la création d’un Fonds de Relance Economique (FRE) de 100 milliards de francs CFA devant soutenir la résilience de l’économie.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

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