Aires et territoires au Burkina Faso : L’approche APAC présentée aux journalistes

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Une vingtaine de journalistes ont découvert ou redécouvert, ce jeudi 1er octobre 2020 à Ouagadougou, une nouvelle approche internationalement reconnue dans la promotion des zones de conservation de la nature gouvernées et gérées par les communautés locales. Il s’agit de l’approche APAC (Aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire).

Les Aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (APAC) constituent une nouvelle approche internationalement reconnue pour sa pertinence dans la promotion des zones de conservation de la nature.

« Les APAC se distinguent par trois caractéristiques fondamentales : l’existence d’un lien fort entre le site et les membres de la communauté à qui elles appartiennent ; une gouvernance et une gestion du site par les populations directement concernées ; et un effet positif sur la conservation de la biodiversité et sur la qualité de vie de ses communautés gardiennes », a expliqué le Colonel Benoit Douamba, Directeur général de l’Office national des aires protégées (OFINAP).

Selon l’association NATUDEV (Nature et Développement), les 53.800 APAC que compte le Burkina Faso englobent les bois sacrés, les collines sacrées, les mares sacrées, les rivières sacrées, les aires de pâture (Couloirs de mobilité du bétail), les aires de repos du bétail, les forêts villageoises, les zones villageoises d’intérêt cynégétique.

« Pas de forêt sans Homme »

Ces aires de conservation, à en croire le Colonel Benoit Douamba, peuvent être menacées par des formes de dégradation inhérentes à divers phénomènes tels que le changement climatique, l’accroissement démographique, les pratiques non durables d’utilisation des ressources naturelles, les travaux de construction de route ou de barrages ou encore d’installation de mines d’or, etc.

C’est ainsi que NATUDEV, en partenariat avec le consortium mondial APAC, le programme de micro-financements du fonds pour l’environnement mondial (PMF/FEM) et le ministre en charge des forêts au Burkina Faso, soutient depuis 2017 les communautés villageoises à mettre en marche un mouvement national de promotion à la sécurisation et à la gestion durable des APAC.

Au titre des actions entreprises, il y a la formation des journalistes et communicateurs animée ce jeudi 1er octobre 2020 à Ouagadougou principalement par l’enseignant-chercheur, Dr Alexis Kaboré, président de NATUDEV.

Il a fait savoir que le concept d’APAC consiste, « en français facile », à concilier Homme et nature, donc, « pas de forêt sans Homme ». Les APAC, selon ses explications, diffèrent des aires et forêts protégées de l’Etat, en ce sens que les APAC  incluent les dimensions de protection, d’aménagement et de valorisation.

« On a tendance à mettre l’accent sur les forêts classées et les sites protégés par l’Etat, alors qu’ils ne représentent qu’une infime partie des aires protégées par les communautés locales. Les APAC ont donc besoin d’être connues, reconnues et soutenues », a lancé le Dr Alexis Kaboré.

Lire aussi : Burkina-Bénin-Niger : Un atelier à Ouaga pour la valorisation des sites naturels sacrés



 

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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