Burkina Faso : Les exploitants familiaux mis en lumière

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La première édition de la nuit de Balo (nourriture en langue dioula) s’est déroulée le jeudi 1er octobre 2020 à Ouagadougou en présence du président Roch Kaboré. Cette activité vise à encourager les meilleurs exploitants familiaux œuvrant dans le monde agricole, de l’élevage et de l’environnement.

Plus de 95 % de la production agricole au “Pays des Hommes intègres” proviennent de l’agriculture familiale. D’où la naissance de la nuit de Balo pour primer les meilleurs exploitants familiaux œuvrant dans les secteurs de l’agriculture, de  l’élevage et de l’environnement.

Pour cette première édition plusieurs prix ont été décernés dans les catégories or, argent et bronze. Le grand Balo d’or de cette première édition est revenu à Bassirou Siennou, agriculteur venu de la région de la Boucle du Mouhoun.

L’exploitant familial

Le meilleur exploitant familial est rentré avec un motoculteur, une batteuse-vanneuse polyvalente, un équipement de protection individuelle, le trophée Balo d’or et une enveloppe de 5 000 000 de francs CFA.

Le deuxième prix est revenu à Habibou Sawadogo venue de la province de l’Oubritenga dans la région du Plateau Central. Elle a gagné un Balo d’argent, un motoculteur, deux charrettes, une brouette, un équipement de protection individuelle et une somme de 4 000 000 francs CFA.

Et le Balo de bronze est remporté par Bandé Alidou, éleveur. Il a aussi une batteuse-vanneuse, deux charrettes, une brouette et la somme de 3 000 000 de francs CFA.

Beaucoup d’autres prix ont été attribués aux acteurs comme le prix de meilleur encadreur de l’élevage, de l’agriculture et de l’environnement, entre autres.

La sécurité alimentaire

Le président Roch Kaboré, parrain des Balo, a affirmé que cette première édition a été un succès. « Il s’agissait de magnifier les exploitants familiaux qui quotidiennement travaillent malgré l’adversité pour permettre d’assurer l’alimentation au Burkina Faso et d’œuvrer à la sécurité alimentaire », a dit le président Kaboré.

Selon les estimations du président du Faso, plus de 80% de la population burkinabè travaille la terre. Il a poursuivi qu’il était important qu’ils soient encouragés. « Surtout les meilleurs », a-t-il commenté.

Georges Kienou, président du comité d’organisation est revenu sur les motivations qui ont poussé à l’initiation de la nuit des Balo d’or. Il a indiqué que le secteur agricole est à prendre en mains.  « Mais nous trouvons qu’il manquait la décision des autorités. C’est ce qui nous a poussés à organiser cette initiative pour les mettre au parfum des choses et attirer leur attention », a-t-il expliqué.

Il n’y a rien de plus grand que l’agriculture

Pour le choix des lauréats, il a fait savoir qu’ils sont partis dans les provinces et des villages. La sélection, dit-il, a été facilitée par la chambre d’agriculture qui travaille avec la base. Et un jury a été mis en place pour la désignation des différents lauréats.

Bassirou Siennou, lauréat de la première édition de Balo, a commenté qu’il n’y a pas plus grand que l’agriculture. « Moi par exemple, je n’ai pas fait l’école, je ne connais rien. C’est juste cultiver seulement. Grâce à Dieu et au ministre, j’ai appris beaucoup de choses », a ajouté le Balo d’or 2020.

Il a salué et remercié le président du Faso et le gouvernement pour cette initiative. Il a promis de travailler pour renforcer son activité.

Willy SAGBE

Burkina 24

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