Éducation au Burkina : Les maires appelés à formuler des recommandations « réalistes et réalisables »

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La ville de Tenkodogo, chef-lieu de la région du Centre-Est, abrite depuis ce mardi 06 octobre 2020, la quatrième édition des journées de concertation entre le ministère de l’éducation nationale et les communes du bassin de Tenkodogo.

La quatrième édition des journées  de concertation entre le ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues avec les communes du bassin de Tenkodogo se tient ce 6 octobre 2020. Elle est placée sous le thème, “rentrée scolaire 2020-2021 et transfert des ressources et des compétences aux collectivités territoriales dans un contexte de crises sécuritaire, sanitaire et sociale“.

 La session réunit les maires de trois régions que sont les régions du Centre-Est, de l’Est et du Centre-Sud.

Le ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro a fait savoir que cette rencontre s’inscrit en droite ligne dans la vision politique du gouvernement qui met la concertation et la communication au centre de la gouvernance comme de véritables leviers de développement.

Il a signifié que ces concertations offrent aux différents acteurs  l’opportunité d’échanger  sur des thématiques liées à la gestion du système éducatif en vue de parvenir à des solutions idoines. Sur le thème choisi cette année, le ministre   a laissé entendre qu’il a pour but de mettre tous les participants au même niveau d’information concernant l’administration du système éducatif.

Selon ses explications, ce thème se veut un moment de réflexion, d’échanges francs et de partage d’expérience en vue de « trouver des solutions appropriées pour une mise en œuvre réussie du transfert des ressources et des compétences aux collectivités dans un contexte de crises ».

Transfert de ressources

Ces concertations qui dureront 48 heures serviront également de cadre de bilan afin de mesurer les progrès réalisés et d’ajuster les objectifs. « Je souhaite qu’au cours de ces deux jours de travaux, nous puissions parvenir à des conclusions réalistes et  réalisables débouchant sur des propositions d’amélioration de la gouvernance locale de l’éducation nationale », a dit le ministre.

Stanislas Ouaro a invité les participants à redoubler d’efforts pour que le système éducatif burkinabè soit la locomotive de l’essor socio-économique du Burkina Faso.

Le maire de Tenkodogo, El Hadj Harouna Ouelgo au nom de ses pairs, a tenu à féliciter le ministère en charge de l’éducation nationale.  « Si nous faisons le bilan, le ministère en charge de l’éducation nationale est en tête en ce qui concerne le transfert de compétences et des ressources. Nous avons les ressources pour la construction des écoles et pour les cantines scolaires. Vraiment je peux dire que tout va bien », a-t-il affirmé.

El Hadj Harouna Ouelgo n’a toutefois pas manqué de mentionner quelques insuffisances dont il soutient de n’être pas liées au transfert des ressources par le ministère « mais dans l’exécution du transfert au niveau local ».

Il convient  de signaler qu’en moyenne,  c’est une enveloppe d’environ 32 milliards de francs CFA que l’État à travers le ministère en charge de l’éducation nationale transfère  aux collectivités territoriales.

Ce fonds est destiné à la réalisation d’infrastructures scolaires  et la prise en charge des établissements du primaire.

Willy SAGBE

Burkina 24

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