Burkina Faso : Le Ministère de la culture dresse le bilan de ses activités de 2019

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Le ministère de la Culture, des arts et du tourisme (MCAT) a fait le point des actions menées par l’institution en matière de coopération et de réglementation au cours de l’année 2019. Ce bilan a été fait lors d’un atelier, le jeudi 15 octobre 2020 à Ouagadougou.

Cet atelier a été l’occasion pour le ministère en charge de la culture au Burkina Faso de faire le point des actions menées au cours l’année précédente 2019 par ledit ministère en matière de coopération et de réglementation. Outre ce bilan, les participants ont également élaboré des perspectives pour les années à venir.

Le bilan des actions menées par le ministère en charge de la culture, dirigé par Abdoul Karim Sango, a été fait d’une part en matière de coopération. Ainsi, le point du nombre d’accords signés et des financements reçus ont été faits. Aussi, a expliqué Idrissa Zorom, directeur de la coopération et des affaires juridiques du ministère de la culture, « on a fait également le point des financements qu’on a reçus des partenaires extérieurs,  on fait le point de ce qui va et de ce qui ne va pas. On a également parlé des perspectives pour l’avenir ».

L’apport financier extérieur en matière de coopération est estimé à 13 817 028 390 f CFA

Il ressort, selon le ministère, que plusieurs accords ont été signés à l’instar de l’accord de coopération culturelle entre le Burkina Faso et la République Populaire de Chine signé le 26 octobre 2019 à Pékin, l’accord de coopération culturelle et artistique entre le Burkina Faso et le Koweït, signé le 06 novembre 2019 à Koweït City. Aussi, sur la période 2019 – 2020, l’apport financier extérieur en matière de coopération est estimé à 13 817 028 390 f CFA au profit du secteur de la culture.

Outre le bilan en matière de coopération, les participants à l’atelier ont fait l’inventaire de la réglementation qui gouverne le secteur. « Au niveau de la réglementation, on essaie de voir quels sont les textes juridiques qui gouvernent les filières au niveau de la culture ainsi que du tourisme. On essaie de voir est-ce que c’est appliqué, qu’est-ce qui n’est pas dans l’application des textes, qu’est-ce qui manque dans les textes pour essayer d’interpeller tout le monde pour que chacun essaie de mettre du sérieux pour qu’on améliore la qualité juridique des textes », a expliqué le directeur de la coopération et des affaires juridiques du ministère de la culture.

A titre illustratif au niveau de la culture, la loi n°037-2017/AN du 23 mai 2017 portant obligation de décoration artistique des constructions publiques et bâtiments recevant du public au Burkina Faso a été revisitée. En effet, comme apport, cette loi élargit les opportunités de financement de l’activité artistique des créateurs nationaux. Elle renforce l’amélioration de leur condition sociale à travers la création de la commande publique et privée obligatoire.

Quant au tourisme, exemple peut être pris sur le toilettage de la directive n°01/2019/CM/UEMOA portant harmonisation des stratégies de développement touristique au sein de l’UEMOA.

… que chaque acteur mette son sérieux pour améliorer le secteur

Lors de cet atelier, l’occasion a été également saisie par le ministère afin de traduire sa reconnaissance aux acteurs impliqués dans la bonne marche des différentes politiques enclenchées. « Cette activité est fondée sur le principe de redevabilité envers les acteurs publics et privés directs et indirects du secteur de la culture, des arts et du tourisme d’une part, et la reconnaissance des efforts structurants de coopération au développement des partenaires techniques et financiers du secteur culturel et touristique », a laissé entendre Evariste Pooda, Secrétaire général par intérim du MCAT.

Au terme de cette rencontre, un rapport sera produit. Mais à compter de cette année, le rapport sera désormais produit chaque deux ans. Par ailleurs, saisissant de l’occasion, les premiers responsables du ministère en charge de la culture ont lancé un appel pour que chaque acteur mette son sérieux pour améliorer le secteur.

Zalissa SAVADOGO (Stagiaire)

Burkina 24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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