Développement culturel : Un séminaire national pour le financement des opérateurs majeurs

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Le Ministre de la culture, des arts et du tourisme Abdoul Karim Sango a procédé à l’ouverture officielle du Séminaire national sur le financement des opérateurs culturels majeurs le lundi 19 octobre 2020 à Bobo-Dioulasso. Ce cadre de réflexion organisé en partenariat avec la coopération Suisse vise à identifier les sources de financement pérennes pour une meilleure contribution de la culture au renforcement de la paix.

« Le séminaire de ce matin va nous permettre de faire un pas qualitatif vers l’identification d’autres sources de financement et l’utilisation optimale des ressources allouées au secteur », a expliqué le Ministre de la culture, des arts et du tourisme Abdoul Karim Sango.

Pour lui, la gestion optimale des ressources de l’Etat doit tenir compte des besoins du secteur culturel.  « L’apport de la culture est indiscutable au développement d’un pays. Parce qu’aucun projet de développement n’est envisageable sans le vivre ensemble promu par la culture », rappelle le Ministre qui regrette que le budget de l’Etat ne consacre que 0,34% au secteur culturel.

La nécessité de respecter le principe de 1%

Une contribution en déphasage avec la norme communautaire qui fixe une répartition d’au moins 1% des ressources de l’Etat à la culture. A l’en croire, ce taux mérite d’être revu au plus vite. Surtout que c’est grâce à cette dynamique observée ailleurs que la coopération Suisse arrive à soutenir le secteur culturel du Burkina depuis plusieurs années. De 2007 à 2018, le financement de la Suisse en faveur de la culture se chiffre à plus de 2.350.000.000 de francs CFA. Une fois effectif, le respect de la norme de 1% va renforcer les actions du Fonds pour le développement culturel et touristique du Burkina Faso déjà débordé par la demande.

Le Représentant du bureau de la coopération Suisse au Burkina Faso Alexandre Vidmer espère que l’accompagnement de son institution va contribuer à jeter les bases de la création de sources de financement pérennes en faveur d’un secteur fragilisé d’avantage par le Covid-19. « Nous voulons accompagner le développement culturel du Burkina Faso en accordant une attention particulière à la promotion des initiatives culturelles des jeunes et des femmes dans une dynamique intergénérationnelle », précise-t-il.

Le financement, le tendon d’Achille de la culture

Pour les opérateurs culturels majeurs, la création de sources de financement internes permet non seulement d’avoir une indépendance dans la création, mais surtout de pérenniser leurs activités.  « C’est l’aboutissement d’une longue quête. Notre pays est reconnu pour la vitalité de sa production artistique et culturelle. Malheureusement nous avons un tendon d’Achille qui n’est autre que le financement. Nous sommes obligés de parcourir les eaux et les airs pour trouver les partenaires qui financent nos activités. Ce qui n’est pas très conforme à l’intégrité et l’indépendance que notre pays recherche », confie  Martin Zongo, le président du Consortium Plus loin ensemble.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso



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