Burkina Faso : le Système des Nations Unies accompagne le gouvernement pour une gestion effective et pacifique de la transhumance

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Le comité national de la transhumance a tenu sa première session ordinaire au titre de l’année en cours le jeudi 5 novembre 2020 à Ouagadougou.  Il sera question pour le comité de faire l’examen des obstacles qui empiètent sur le fonctionnement du secteur et des suggestions afin de redynamiser celui-ci.  

Les acteurs de la transhumance entrent en session pour évaluer les difficultés auxquelles, ils font face. Les participants feront aussi le point sur la fonctionnalité et des suggestions pour rendre encore plus dynamique leur secteur. Cette session s’inscrit dans le cadre du projet « promotion d’une transhumance pacifique dans la région du Liptako Gourma ».

La cheffe de mission de l’Organisation internationale de la migration (OIM), Aissatou G. Kaspar a expliqué que le projet revêt une couverture régionale Burkina-Mali-Niger. Il a été mis en place pour répondre aux fragilités communes que connaissent ces trois Etats dans cette filière.

La transhumance frontalière

Elle a fait remarquer qu’autrefois, le pastoralisme et la transhumance frontalières étaient des facteurs de brassage et d’échanges entre les communautés. « Cependant, force est de constater que depuis quelques années, la transhumance est devenue une source de préoccupation non seulement pour les pasteurs et les agriculteurs, mais aussi pour les autorités », a-t-elle laissé entendre.

La cheffe de mission de l’OIM a souligné qu’un certain nombre de difficultés liées notamment à la démographie, aux changements climatiques, à l’accès aux ressources naturelles, aux crises sécuritaires, « mine le phénomène de la transhumance en engendrant les conflits ».

« Cela gagne de plus en plus de l’ampleur et requiert une mobilisation des acteurs afin de promouvoir le dialogue et faciliter une transhumance transfrontalière apaisée dans la région du Liptako-Gourma », a-t-elle soutenu. De son avis, il est important de mettre en place les mécanismes permettant de prévenir la survenue des conflits liés au pastoralisme et à la transhumance transfrontalière.

La résolution des problèmes

De son côté, Charles Ouédraogo, secrétaire général du ministère des ressources animales, a fait noter que la mobilité du bétail constitue une composante très importante pour la production animale et de la commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest et spécifique au Burkina Faso.

« Malgré les sensibilisations organisées dans les régions et les provinces afin d’amoindrir les difficultés liées à la mobilité du bétail et les conflits d’usage des ressources naturelles, force est de constater que les conflits ne cessent pas de troubler la quiétude des communautés », a-t-il déploré.

Sur ce, il a appelé les participants à formuler des propositions pertinentes qui contribueront à la résolution des problèmes qu’engendre la transhumance au Burkina Faso.

Cette activité est mise en œuvre avec l’appui du projet « Promotion d’une transhumance pacifique dans la région du Liptako-Gourma », financé par le Fonds de consolidation de la paix et est mis en œuvre par l’OIM et la FAO. Il vise à appuyer les acteurs du Burkina Faso, du Mali et du Niger à prévenir et à gérer efficacement les conflits liés à la transhumance dans la région du Liptako-Gourma.



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