Changement climatique : Les engagements du Burkina présentés aux acteurs

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Ce jeudi 12 novembre 2020, à la salle de conférence du ministère de l’environnement, de l’économie et du changement climatique a eu lieu l’ouverture de l’atelier de présentation des livrables issus du processus de révision de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) du Burkina Faso.

Anakouba Tigassé Bassorobou, secrétaire permanent du conseil national pour le développement durable

 « Le Burkina Faso n’est pas resté en marge depuis l’adoption de l’accord de Paris sur le climat en décembre 2015  par rapport à l’engagement chiffré des États signataires à réduire de manière significative leurs émissions de gaz à effet de serre », dit Anakouba Tigassé Bassorobou, secrétaire permanent du conseil national pour le développement durable.

À cet effet le pays est détenteur  d’un document d’engagement, notamment la CDN avec une promesse de réduction de ses émissions à 18,2 % à l’horizon 2030. Un challenge que le ministère en question devra relever dans les 10 prochaines années.

Cependant, en vertu de l’article 4 dudit accord, chaque partie  a l’obligation de communiquer au secrétariat  de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) une nouvelle CDN tous les cinq ans.

En rappel , les CDN sont des engagements volontaires des pays dans l’atteinte des objectifs de l’accord de Paris, à savoir contenir l’élévation des températures moyennes de la planète nettement en dessous de 2 degrés Celsius, voir 1,5 degrés aux niveaux préindustriels.

Ainsi, l’année 2020 est  exclusivement consacrée au dépôt de la deuxième génération de ces CDN.

Le ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique a entrepris le processus de révision de sa CDN avec l’accompagnement de certains partenaires techniques et financiers dont le Global Green Growth Institut (institut Mondial pour la Croissance Verte – GGGI).

Pour l’atteinte de ses objectifs, il prône  une mobilisation et une affectation appropriée de ressources financières, un nouveau cadre technologique et un renforcement des capacités adéquats dans un cadre de transparence accrue pour l’action et le soutien.

Le processus de révision de la CND a nécessité l’organisation de deux ateliers de renforcement de capacités au profit de 130 représentants des acteurs de mise en œuvre de la CDN. Et la GGGI a été sollicitée pour fournir un soutien technique au pays en vue d’améliorer le processus

Il s’agit à cet effet de l’atelier de formation sur l’intégration du genre dans les plans sectoriels de la contribution déterminée au niveau national et l’atelier de renforcement des capacités techniques sur la collecte et la gestion des données. Et les résultats sont produits à la suite par la GGGI en quatre volets, que sont : l’analyse rapide du contexte « genre et changement climatique », les plans d’actions « genre et changements climatiques », la cartographie des parties prenantes de la CDN et le mécanisme institutionnel de la nouvelle CDN.

L’atelier du jour vise à présenter ces documents avec les principales  parties prenantes afin de recueillir leurs commentaires et de faciliter l’appropriation de leur contenu par les acteurs de la mise en œuvre de la CDN.

Deborah BENAO (stagiaire)

Burkina24



Rédaction B24

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