Zéphirin Diabré à Manga : « Désormais au Burkina Faso, dire que c’est impossible, on ne veut plus entendre ça »

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Ce mercredi 11 novembre 2020, la boussole de Zéphirin Diabré et de son équipe de campagne les a orientés dans le Centre-Sud. A Manga, où s’est tenu le meeting régional de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), c’est une population sortie massivement qui a escorté « le fils de la région » jusqu’à la Place de la Nation.

Dans la course pour la présidentielle du 22 novembre 2020, Zéphirin Diabré s’est rendu chez lui dans la région du Centre-Sud pour présenter non seulement aux siens son offre politique « pour un vrai changement au Burkina », mais aussi et surtout demander leurs bénédictions pour que les portes de Kossyam s’ouvrent à lui.

En effet, c’est à Foungou, un village situé sur les bords du Nakambé dans cette région, que se trouvent les origines de Zéphirin Diabré. Il fallait donc lui réserver un accueil digne d’un fils de la région. Et ce fut le cas. En l’espace d’une journée, la Cité de l’Epervier a vécu une ferveur des grands jours.

Devant son public, Zéphirin Diabré leur a d’abord exprimé sa gratitude pour l’avoir soutenu durant ces 30 années de carrière politique et d’avoir fait de lui, l’homme qu’il est aujourd’hui.

Un aperçu de la mobilisation à la Place de la Nation de Manga

Passé cet instant de civilité, le « Lion » est tout de suite passé à l’offensive. Et dans son viseur, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) et son candidat.

Identifiant le pouvoir du MPP à un élève qui a échoué dans toutes les matières, Zéphirin Diabré a demandé aux populations du Centre-Sud “de ne plus commettre l’erreur de 2015” en reconduisant Roch Marc Christian Kaboré.

« Sur toutes les questions importantes de notre pays, la sécurité, la réconciliation nationale, la gestion de l’économie, la lutte contre la corruption, l’emploi pour les jeunes, les crédits pour les femmes, le nom et l’image du Burkina… 0/20. Lorsque vous avez un élève de ce genre, il faut le renvoyer parce que même s’il redouble 1000 fois, il ne pourra rien faire », s’est esclaffé le candidat de l’UPC devant son public.

“Quand on gère un pays, on doit avoir de grandes ambitions pour son pays. Dans les cinq ans, tout ce qu’ils ont fait, c’est les projets que Blaise Compaoré a signés poser et ce que les bailleurs de fonds leur disent de faire. A baana (du mandingue : C’est fini). Vous savez dans le groupe là-bas, ils ne réfléchissent pas au développement. Il y a deux choses sur lesquelles ils réfléchissent : comment détourner l’argent ou frauder aux élections.”

Zéphirin Diabré lors de son meeting du 11 novembre 2020 à Manga

Sur son ambitieux projet qui consiste à creuser des tunnels pour relier les trois grands fleuves du Burkina (Nakambé, Nazinon et Mouhoun), Zéphirin Diabré s’est montré plus explicite à Manga. A l’en croire, la rénovation de ces trois fleuves est un vieux projet qui date depuis la colonisation et qui avait été porté aussi par le Président Sangoulé Lamizana

« Rappelez-vous que sous la colonisation, c’était des fleuves. Aujourd’hui ce sont des rivières du fait de l’ensablement. Il suffit que l’on désensable ça et il y a beaucoup de choses que l’on peut avoir. C’est certes compliqué sur le plan technique.  Mais laissons le côté technique.  Disons simplement que les trois cours d’eau de notre pays, il faut qu’on les réhabilite », explique-t-il.

Toujours selon Diabré, un projet similaire est en cours en Côte d’Ivoire où les 813 Km du fleuve Comoé sont en réhabilitation. « Eux (les Ivoiriens, ndlr), ils n’ont qu’à finir pour eux là, nous allons finir pour nous là, vous allez voir quelque chose que vous n’avez jamais vu dans votre vie », promet-il.

Zéphirin Diabré accueilli en grande pompe à Manga

De l’avis du candidat de l’UPC, les Burkinabè doivent se départir du fatalisme et croire en leur capacité de changer les choses.

« Désormais au Burkina Faso, dire que c’est impossible, on ne veut plus entendre ça. On essaie et on voit. C’est une nouvelle philosophie. Parce que nous sommes un peuple qui doit essayer. Ceux qui disent qu’on ne peut pas là, ils n’ont qu’à se mettre de côté. Et que ceux qui disent, on n’essaie pour voir là, qu’ils viennent on va développer ce pays. C’est eux qu’on veut », a déclaré Zéphirin Diabré qui dit être résolu à ouvrir une nouvelle page de l’histoire de son peuple.

La création d’une chambre spéciale de la chefferie coutumière et de la coutume dont la vocation est consultative et qui pourra donner des avis à l’Etat sur certaines questions, un nouveau découpage administratif avec de nouvelles provinces et de nouveaux départements font parties également des préoccupations de l’UPC une fois au pouvoir.

A noter que lors de ce meeting, un hommage a été rendu à Rose Marie Compaoré/Konditamdé (député UPC du Zoundwéogo), décédée courant 2020.

Maxime KABORE

Burkina 24



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