Affaire fraude à la CNSS : L’ex-DRH en prend lourd

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La section de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), appuyée par le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), a eu raison dans sa requête introduite en justice contre l’ex-directeur des ressources humaine de la CNSS en la personne de N. Zèda.

Les faits remontent à 2018, rapporte le journal indépendant d’enquête, le ‘’Courrier confidentiel’’ dans sa livraison du 15 novembre 2020. Il s’agissait d’une affaire de recrutement frauduleux à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

La fraude a été décriée, poussant ainsi les deux structures citées plus haut à porter plainte. Plusieurs personnels de la Caisse ont été entendus dans le cadre d’une enquête ouverte sous l’ordonnance du procureur du Faso près du Tribunal de grande instance de Fada N’Gourma. Le verdict, tombé le 16 novembre 2020, est amer pour N. Zèba, sa femme et autres personnels de la CNSS.

30 mois d’emprisonnement ferme plus interdiction d’exercer un emploi ou un mandat public pendant cinq ans. C’est la sentence que le Tribunal de grande instance de Ouagadougou a prononcée contre N. Zèda, ex directeur des ressources humaines de la CNSS, le principal concerné dans l’affaire CNSS. Trois chefs d’accusation ont été retenus contre lui, à savoir « fraude, favoritisme et népotisme ».

L’ex directeur des ressources humaines (DRH) de la CNSS n’est pas seul dans sa mésaventure. Son épouse N. Ouédraogo, a aussi été emportée par la tempête de la justice. Reconnue coupable, elle est condamnée à 12 mois de prison ferme plus une amende de 500 000 francs CFA assortie sursis. Le suivant est le chef de personnel D. Sawadogo qui écope de la même peine que N. Zèda.

Certains accusés ont été relaxés au profit du doute et un mandat de dépôt a été décerné contre trois condamnés absents au procès.

Du côté des plaignants, certains candidats malheureux bénéficient de dommage et intérêts de plus de 3 millions de francs CFA. Un franc symbolique et 2 300 000 Francs CFA seront versés au REN-LAC, et la CGT-B aussi sera bénéficiaire d’un franc symbolique. Toutes ces sommes seront déboursées par les condamnés.

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) s’est dit satisfait du verdict.

Synthèse de Akim KY (Stagiaire)

Burkina24



Rédaction B24

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