Détournement de CEG dans le Sanguié : Ce que dit le ministre Stanislas Ouaro

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Au conseil de cabinet extraordinaire tenu ce jeudi 17 décembre 2020 par le ministère de l’éducation, l’un des points sur lequel le ministre Stanislas Ouaro a insisté est l’implication des communautés dans la réalisation des infrastructures éducatives. Une étude a été réalisée dans ce sens avec l’appui de l’Agence française de Développement (AFD) et sera examiné par le conseil.

La réalisation des infrastructures, bien que de plus en plus décentralisée, est toujours décriée quant à leur qualité et leur délai de livraison du fait des détournements, de la corruption. D’où ce besoin d’impliquer les populations à la base. Ce qui va permettre de contrôler la qualité des infrastructures mais aussi d’éviter le détournement des infrastructures.

« Quand vous prenez l’exemple d’un CEG dont on nous accuse (dans le journal Courier Confidentiel)  d’avoir menti sur sa réalisation dans le Sanguié, à Zamo, ce CEG a été entièrement réalisé mais il n’a pas été réalisé sur le site qui avait été retenu. Il a été réalisé sur un autre site. On peut dire que c’est un détournement de site mais il a été réalisé. Il appartient aux responsables de la commune de Zamo d’expliquer que ça a été réalisé. Nous avons transféré les ressources et ça a été construit. Donc on souhaiterait également pour éviter ce genre de chose,  que lorsqu’on valide des sites, que les populations soient informées et qu’elles puissent aussi suivre la réalisation et la qualité des infrastructures éducatives en matière de respect des normes », explique le ministre.

Il accuse le maire de Zamo d’avoir détourné le site de construction : “C’est un détournement du maire et il faut qu’il s’assume. La direction régionale est là (au conseil du jour) on va faire le point. Le jour où on va me demander je vais dire, mais si on ne me demande pas aussi, je ne dirai rien parce que je sais que ça a été construit. Mais où on devrait construire, il n’est pas allé là-bas, il l’a amené ailleurs“.

Pour éviter cette « pagaille »,  il faut l’implication des communautés. « Lorsqu’on valide les sites, continue le ministre, si les communautés sont au courant que là on va réaliser, lorsqu’on transfère les ressources et que les communautés sont informées, tchogo tchogo ça va se faire là-bas, sinon la personne aura chaud. A côté de cela aussi, tous ces détournements de sacs de ciment, de fer, du sable dans les sites vont être contrôlés. Souvent, c’est la population même qui rachète mais lorsqu’on leur dit c’est pour eux, ça va éviter toutes  ces histoires de corruption et de détournement».

 L’étude, qui est en cours de validation, propose une nouvelle modalité décentralisée de réalisation d’infrastructures scolaires sous la maîtrise d’ouvrage communale via le Fonds permanent de Développement des Collectivités territoriales, l’accompagnement des communes dans la réalisation des infrastructures (l’identification des sites, le suivi des constructions, la réception finale des ouvrages ainsi que leur entretien) par les Comités de Gestion d’Ecoles (COGES) et les Coordinations communales des COGES (CCC).



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