Promotion des langues nationales : “On peut se développer à travers nos langues” (Zalissa Djibo)

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Les 21 et 22 décembre 2020 se tiennent à Manga, un atelier pour la promotion des langues nationales dans les établissements scolaires du Burkina Faso a été organisé par le Secrétariat Permanant de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education à la Citoyenneté (SP-PLNEC), du  Ministère de l’Education Nationale, de la Promotion des Langues Nationales(MENAPLN). La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce lundi 21 décembre 2020.

 Dans l’optique de faire de la promotion des langues nationales un tremplin de développement culturel, socioéconomique et de cohésion sociale, il a été créé en 2019 au sein du Ministère de l’Education Nationale, de la Promotion des Langues Nationales(MENAPLN), un Secrétariat Permanant de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education à la Citoyenneté (SP-PLNEC). Pour permettre aux responsables  des autres structures de s’approprier les missions du SP-PLNEC, un atelier a été organisé à l’endroit des gouverneurs, des directeurs régionaux de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle et des directeurs régionaux des enseignements post primaire et secondaire.

A cet effet, la secrétaire permanente du SP-PLNEC, Zalissa Djibo/Salogo a rencontré les gouverneurs de sept régions du Burkina Faso, ainsi que des directeurs pour échanger sur la promotion des langues nationales. La première responsable du SP-PLNEC a, à l’ouverture de l’atelier, déploré que la plupart  des écoles soient classiques.

 “La culture c’est l’essence de l’homme…”

Les participants à l’atelier

« C’est le français on utilise. Il y a quelques écoles qui utilisent nos langues nationales. Et c’est une dizaine de langues qui sont utilisées dans les écoles appelées écoles bilingues, (…). La culture, c’est l’essence de l’homme. Mais Comment véhiculer et préserver notre culture si nous négligeons nos langues maternelles véritables vectrices de l’initiation de l’éducation et des enseignements ? L’objectif c’est pouvoir utiliser plus nos langues maternelles dans ces écoles, d’écrire les 59 langues que nous avons au niveau du Burkina et essayer d’intégrer ces langues dans nos éducations  (…)», dit-elle.

Elle a souhaité qu’au sortir de cet atelier, les participants puissent booster les langues nationales pour que « les gens sachent que nos langues ont la même valeur que les autres langues. On peut se développer à travers nos langues », a-t-elle souligné.

Inoussa Kaboré, secrétaire général de la région du Sahel, représentant le gouverneur de la région du Centre-Sud,  a apprécié le fait que l’Etat burkinabè ait compris le rôle important des langues nationales dans tous les secteurs de développement.

Zalissa Djibo/Salogo n’a pas manqué de saluer les efforts du ministère dans la promotion des langues nationales. Une présentation du SP-PLNEC, ainsi que l’état des langues nationales avec un expert linguiste, ont été les principales communications qui ont été données à ce premier jour d’atelier.

Irmine KINDA

Burkina24



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