Elections 2020 au Burkina Faso : L’ABB livre les résultats de son monitoring sur les réseaux sociaux

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Dans le cadre du Programme d’Appui au Processus Electoral 2020-2021 (PAPE), l’ONG Diakonia et l’Association des blogueurs du Burkina (ABB) ont livré ce 29 décembre 2020 les résultats de leur unité de monitoring de la campagne électorale par les réseaux sociaux. Il est à retenir que des manquements relatifs à des lois et à des accords politiques ont été enregistrés sur les réseaux sociaux.

Il est ressorti de la présentation que la période de pré-campagne n’a pas été respectée sur les médias sociaux par les partis politiques et leurs candidats et que le Pacte de bonne conduite du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) n’a relativement pas été respecté sur le média social Facebook.

La virulence des commentaires négatifs et propos offensifs ont été plus adressés aux partis politiques que directement à leurs candidats, plusieurs débats sur le réseau social Facebook ont beaucoup plus porté sur la raillerie, la moquerie que sur les débats de fond et sur  les programmes des candidats. Le jour du scrutin a servi à la dénonciation de manquements portant sur l’organisation des élections.

Concernant la procédure, l’organisation a indiqué que deux équipes de monitoring de l’ABB, composées de cinq (05) membres chacune, ont surveillé les réseaux sociaux Facebook et Twitter, du 15 octobre au 30 novembre 2020, en produisant des messages participant à assainir et apaiser le débat électoral. Au cours de cette période, ce sont « 787 publications » qui ont été répertoriées.

Roch Marc Christian Kaboré a été le plus actif

L’ABB a laissé entendre que Facebook est le principal réseau social utilisé par les internautes durant ce temps de monitoring avec 97,34% des publications. Quant à Twitter, Bassératou Kindo, présidente de l’ABB a fait savoir que 12 candidats sur 13 avaient un compte Twitter à l’ouverture de la campagne avec Gilbert Noël Ouédraogo et Roch Marc Christian Kaboré en tête de liste. L’association a noté que très peu de candidats ou partis politiques au Burkina Faso sont actifs sur Twitter.

 « 28,48% des publications ont été faites par des web-activistes » et 74,45% des publications émanaient les différents groupes et partisans des candidats engagés pour la présidentielle. Par ailleurs, l’association a noté également l’absence de la gente féminine dans les discussions et le faible taux des questions concernant « l’éducation électorale ou comment voter ».

Les recommandations de l’ABB

Face à tous ces constats, l’ABB a appelé au renforcement du cadre juridique de l’utilisation des médias sociaux par les partis politiques,  à l’exigence de la déclaration auprès du Conseil supérieur de la Communication des pages officielles des candidats et/ou des partis politiques engagés dans le processus électoral.

Également, elle demande de contribuer à la formation des administrateurs des grands groupes sur Facebook pour les outiller dans la modération des différents fora,  de pénaliser la publication sur les réseaux sociaux, par les candidats et/ou partis politiques des résultats partiels, des procès-verbaux et autres documents officiels avant la proclamation des résultats par l’organe habilité à le faire.

Pour finir, Bassératou Kindo a proposé d’inculquer davantage aux internautes, surtout jeunes, le dialogue politique et la tolérance, d’accompagner plus d’initiatives pour favoriser une implication plus importante des femmes dans le débat sain sur les médias sociaux pour plus d’équité et d’accompagner plus d’initiatives des organisations de la société civile dans l’observation du processus électoral.

Josué TIENDREBEOGO (stagiaire)

Burkina 24



Rédaction B24

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