Ouagadougou : L’exécutif municipal rend hommage aux « femmes de Simon »

897 0

Une cérémonie de reconnaissance à la Brigade Verte a eu lieu, ce jeudi 31 décembre 2020, à la maison du peuple de Ouagadougou. Le Maire Armand Pierre Béouindé, accompagné d’une délégation municipale, a remis huit tonnes de riz et la somme d’un million de francs CFA à l’association de la Brigade verte. Communément appelées « les femmes de Simon Compaoré », en référence à l’ancien maire de la Commune, ces femmes s’occupent du nettoyage de la ville de Ouagadougou.

Chaque fin d’année, la Mairie de Ouagadougou rend hommage aux femmes de la Brigade verte de Ouagadougou qui, à travers son association, rend la ville salubre, a fait savoir Armand Béouindé. Il a indiqué que cette association compte 3000 femmes qui assurent le nettoyage par jour de 15 voies, le désherbage des accotements de 107 rues bitumées, le désherbage des enceintes de 19 infrastructures communales, le désherbage de 16 espaces et lieux publics tels le Monument des Héros nationaux, le Palais du Moro-Naaba, l’Assemblée nationale, la Primature ou le Mémorial Thomas Sankara.

Les actions de la brigade verte ne se limitent pas à cela selon le maire de Ouagadougou. « Dans le cadre de la Campagne Yilemdé, la Brigade verte procède au nettoyage 6 jours sur 7 de 25 rues situées au cœur de la ville. Cette activité mobilise 480 membres de l’association », a-t-il indiqué.

Mais dans le cadre de l’exercice de leurs activités, ces femmes sont confrontées à certains aléas. Armand Béouindé a évoqué comme entre autres difficultés, les accidents, le faible éclairage de certaines rues, les agressions physiques. Sur les agressions physiques, le maire a expliqué qu’il en a conscience et entend prendre les dispositions nécessaires pour améliorer la condition de travail de ces femmes.

« Nous souhaitons une augmentation de salaire »

Adja Fatimata Sakandé/Ouédraogo, vice-présidente de la Brigade Verte, a salué le geste de la Marie composé de 8 tonnes de riz et la somme de 1 million de francs CFA. Cependant, elle a posé le problème du relais. 

« Bon nombre de nous sont vieilles et d’autres maladives. Ça fait 25 ans que nous exercions ce métier. D’autres ont commencé quand elles avaient 50 ans, ce qui explique la vieillesse de la plupart », a-t-elle fait savoir. Elle a profité de l’occasion pour revenir sur les promesses concernant leur rémunération. « Nous souhaitons une augmentation de salaire. On nous l’avait promis, mais il n’y a plus de réactions jusque-là », a confié Adja Fatimata Sakandé/Ouédraogo.  

Le maire de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé, quant à lui, est revenu sur un engagement qui est de créer une société d’économie mixte avec les partenaires financiers et la commune de Ouagadougou, pour toutes ces femmes. Il a avancé l’avènement du Covid-19 comme élément perturbateur de l’évolution du projet.

Akim KY (Stagiaire)

Burkina 24



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *