Agents de sécurité privée et terrorisme : L’éclairage d’Auguste Denise Barry

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Le dimanche 3 janvier 2021 à Saaba, le colonel Auguste Denise Barry et Jacob Bonaventure Tarpaga ont présenté l’apport des sociétés de gardiennage pour l’éradication du phénomène de l’insécurité et du terrorisme au Burkina Faso. Des réflexions ont également porté sur un potentiel partenariat entre les vigiles et les forces de défense et de sécurité (FDS).

Avec le terrorisme qui sévit au Burkina Faso, l’on peut se demander quelle peut être la contribution des vigiles, qui sont aussi des agents de sécurité. C’est pourquoi Jacob Bonaventure Tarpaga, responsable de l’agence de sécurité privée « Pyramide Service » a initié une conférence de presse en collaboration avec le colonel Auguste Denise Barry pour discuter de la question.

Les conférenciers ont expliqué que les sociétés de gardiennage participent à la création d’emplois pour des jeunes qui pour la majorité n’ont pas de diplôme, ce qui leur évite de sombrer dans le banditisme.

Au-delà, ils ont fait savoir que les vigiles bénéficient d’un statut particulier à savoir qu’ils sont armés, présents sur le terrain pendant une longue durée, discrets et aussi acceptés par l’ensemble des populations. De ce fait ils ont conclu que les vigiles peuvent collaborer avec les services de renseignements militaires.

L’Etat ne peut pas tout faire, selon Auguste Denise Barry. Alors, pour lui la sécurité doit être à la fois un bien public mais aussi un bien marchand. « Un bien public prioritairement assuré par l’Etat qui fait en sorte que la sécurité globale soit assurée », et un bien marchand dans le sens où on peut avoir recours à la sécurité privée pour appuyer la sécurité globale.

Encadrer le milieu des agences de gardiennage pour mieux collaborer avec l’Etat

De ce dernier postulat, il a estimé que l’Etat peut se payer les services des agents de sécurité privés pour certaines servitudes des forces de défense telles que la sécurisation de certains lieux publics et les escortes de certaines matières. Pour lui, cela va permettre de dégager des effectifs au niveau des FDS pour des tâches plus professionnelles.

Un tel partenariat selon Bonaventure Tarpaga exige que le milieu des sociétés de gardiennage soit encadré dans le sens où la formation, l’organisation et le bon traitement des salariés sont indispensables pour obtenir la confiance de l’Etat.

Josué TIENDREBEOGO et Deborah BENAO (stagiaires)

Burkina 24



Rédaction B24

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