Insolite : Deversailles Dj, les 50.000 Fcfa volés et le balai

136 2

« A quelque chose malheur est bon », dit-t-on. En tout cas, Déversaille DJ profite bien du buzz qui l’a propulsé du fichier des plus illustres anonymes que compte la Côte d’Ivoire pour le rendre fortement célèbre avec le concours des réseaux sociaux. Ce Disc-jockey comme il en foisonne dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan, a réussi à faire montre d’un autre talent loin des platines de la modeste boîte de nuit dans laquelle il officie. Alors que les conclusions de la démonstration de « Mémé Balai » faisaient de lui le parfait coupable après la disparition miraculeuse de la coquette somme de 50.000 Fcfa précieusement gardée dans l’une des pièces de la concession familiale, Deversaille DJ est resté constant sur sa position : « C’est pas moi j’ai pris !!! ». Voici le récit de Deversaille DJ, l’intrépide menteur face au détecteur de voleur dont seule l’Afrique en a le secret.  

L’affaire Deversaille Dj alimente les potins à Abidjan la capitale économique ivoirienne.

Le vol d’un sac contenant la somme de 50.000 Fcfa a conduit les suspects devant le tribunal atypique de Mamy Aminata plus connue sous le sobriquet de « Mémé Balai » experte dans le débusquage des voleurs grâce à cette science dont elle dit détenir de sa mère.

« Balaism, si c’est moi qui ai pris l’argent et puis je mens, il faut serrer mon cou ». Telle est l’injonction à donner aux balais avant que « Mémé Balai » les tenant dans ses mains ne les croise autour du cou du suspect. Si une fois elle arrive à les retirer sans heurt, le concerné est aussitôt innocenté. Ce fut le cas d’Arthur, de Roland et d’Aga qui passèrent le test haut les mains. Mais au tour de Deversaille Dj, les choses se compliquent. Lui et son cou en premier sont pris en étau par les balais magiques de « Mémé Balai ». Il perd connaissance de peu et est secouru par ses co-accusés présumés du jour au moment de s’effondrer par terre. Deversaille Dj reprend connaissance et nie mordicus être le larron recherché. Séance tenante, il se soumet de nouveau aux balais de la septagénaire qui de façon implacable, l’accrochent encore une fois à son cou. Il tombe dans les pommes mais reste ferme après avoir repris ses esprits : « C’est pas moi j’ai pris. Qu’elle vienne faire encore!!! ».

Surprise par cet entêtement, « Mémé Balai » lâcha : « Hummm aujourd’hui là seulement j’ai vu garçon qui ment mal». Quant à son entourage désabusé devant l’évidence de la démonstration que le Disc-jocket réfute, il se dit alors indigné et menace dans un français typiquement ivoirien: « Deversaille arrêtes pour toi-là. C’est toi qui as pris l’argent-là. Arrêtes de mentir, la vieille dit que y’a la mort dedans dêh tu n’as pas entendu ? ».

« Allons à la maison, c’est Déversaille le voleur », conclut un autre.

L’histoire des balais made in Burkina Faso pour débusquer les voleurs de la lagune Ebrié

Interrogé par un confrère, dame Aminata a confié que ses balais sont spéciaux.  « Mes balais sont différents des autres. Ce sont des herbes qui poussent au Burkina Faso lors de la saison sèche. C’est un don qui m’a été léguée par ma grand-mère avant son décès. Cela fait plusieurs années que je pratique cela. Je n’ai jamais eu de problèmes. Je n’ai jamais accusé une personne à tort », a-t-elle confié.

Depuis lors à Abidjan, traiter quelqu’un de Deversaille Dj, c’est dire de lui un intrépide menteur.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Correspondant de Burkina24 en Côte d‘Ivoire

 



Article similaire

Il y a 2 commentaires

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *