Burkina Faso : Victoria Kibora prend le commandement du ministère de la justice

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Victoria Ouédraogo Kibora a été installée solennellement  sur son fauteuil de ministre en charge de la justice le jeudi 14 janvier 2021 à Ouagadougou.

Nommé ministre de la justice, garde des sceaux et de la promotion civique le 10 janvier 2021, Victoria Kibora a pris officiellement fonctions. Elle remplace ainsi René Bagoro et Maminata Ouattara qui était à la tête du ministère des droits humains et de la promotion civique.

Victoria Kibora a confié qu’elle travaillera sur les chantiers déjà entamés par son prédécesseur. « Je ne veux pas entrer dans les détails. Avec le ministre, nous avons fait un état ce matin. Il m’a transmis les dossiers prioritaires qui sont en chantier et qui nécessiteraient que l’on s’y attèle pour trouver un aboutissement dans les jours à venir », a-t-elle renseigné.

L’ampleur de la tâche

La ministre reste optimiste quant à la charge qui l’attend. Elle dit ne pas être étrangère dans le milieu et avait déjà par le passé occupé le poste de secrétaire générale du ministère de la justice, Garde des sceaux. « Je sais également quelle est l’ampleur de la tâche. Parce qu’en plus du volet justice s’ajoute le volet droits humains. Comme je le disais tantôt, la justice ne comprend pas que les magistrats, il y a bien d’autres acteurs et le nombre des acteurs ne fait qu’augmenter avec la fusion de ces deux ministères », a-t-elle poursuivi.

Victoria Kibora a salué les efforts consentis par son prédécesseur. Et sur les relations tendues que René Bagoro a eu au cours de son mandat avec un les magistrats, elle a laissé entendre que ce sont des difficultés qui peuvent arriver à tout le monde. Sur ce, elle compte s’entretenir avec tous les acteurs de son département pour recueillir leurs difficultés afin de parvenir à des solutions idoines.

Pour le ministre sortant, René Bagoro, il dit avoir appris à être résilient et avoir le sens de la responsabilité face à toute situation auprès de ses supérieurs hiérarchiques que sont, notamment le président du Faso et le Premier ministre. Car, a-t-il soutenu, il est arrivé à la tête de ce département dans un contexte de fronde sociale, de lutte contre le terrorisme ainsi que de l’avènement du Covid-19.

Les reformes

René Bagoro a affirmé que sous son leadership, le ministère de la justice a connu plusieurs reformes. « Environ 29 lois ont été votées, 47 décrets d’application qui ont permis de revoir de long et en large le système judiciaire, l’organisation judiciaire », a-t-il entre autres cité.

A ceci s’ajoute également l’opérationnalisation du fonds d’assistance judiciaire et la construction de plusieurs autres infrastructures judiciaires à travers le pays.

Maminata Ouattara après deux ans à la tête du ministère des droits humains et de la promotion civique, a relevé que son action a contribué à l’élaboration des documents de plan d’action 2020-2024 sur l’éducation des droits humains au Burkina Faso. « Nous avons élaboré également un document qui prend en compte l’approche basée sur les droits dans les politiques publiques. Également l’opérationnalisation du secrétariat permanent de l’observatoire national de prévention et de gestion de conflits », a-t-elle ajouté.

Rappelons que Victoria Kibora est la quatrième au Burkina Faso à assumer les fonctions de ministre en charge de la justice.

Willy SAGBE

Burkina24  



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