Talk-show de la Radio B24 : Pouytenga a accueilli le deuxième numéro

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La radio B24 a procédé à l’enregistrement du deuxième numéro de son émission « Talk-show » à Pouytenga dans le Kouritenga le samedi 16 janvier 2021. Cette émission dédiée cette année aux scolaires a vu la participation d’une centaine d’élèves venus de cinq établissements secondaires de cette ville.

‘’Talk-show’’ de la radio B24 (la web radio de Burkina 24) continue son petit bonhomme de chemin. Samedi 16 janvier  2021, c’est dans l’enceinte du lycée départemental de Pouytenga, que l’équipe de l’émission de Talk-show a installé ses pénates pour l’enregistrement du deuxième numéro.

 « Accroitre la résilience des jeunes face à l’extrémisme violent à travers une éducation aux médias », c’est ce thème qui a réuni une centaine d’élèves venus de cinq établissements secondaires de Pouytenga, à savoir le lycée départemental de Pouytenga, le lycée Municipal, le lycée Ryadoul Adabia, le lycée Notre Dame et le lycée privé St Gilbert.

Boureima Lankoandé, journaliste communicateur, formateur et spécialiste en éducation aux médias et le lieutenant de police D. Thomas Ki du Commissariat de district de Pouytenga se sont entretenus avec les jeunes scolaires de Pouytenga sur l’éducation aux médias et notamment des réseaux sociaux et leurs dangers mais aussi sur le mode de recrutement des jeunes par les terroristes.

De l’éducation aux médias, Boureima Lankoandé, indique qu’il faut savoir utiliser et exploiter les médias et utiliser les informations de sorte à contribuer à la cohésion, à la paix et au développement du pays.

« L’éducation aux médias a pour objectif de permettre aux élèves d’exercer leur citoyenneté au sein des sociétés d’informations, de communication et de former des cyber-citoyens. L’éducation aux médias permet d’utiliser les réseaux sociaux de façon à ce que l’information puisse vous servir et ne pas desservir la société », a-t-il expliqué.

 Du mode de recrutement des terroristes, le lieutenant de police D. Thomas Ki note que le réseau social est devenu un des vecteurs centraux de recrutement des terroristes. Il laisse entendre que cela s’explique par la présence de beaucoup de jeunes sur les réseaux sociaux et une bonne maitrise de ses canaux par les terroristes.

« Ils procèdent souvent par des offres d’emplois. Et des publications de certains contenus sur Facebook, dès qu’ils sont likés plusieurs fois, vous devenez une cible potentielle pour ces terroristes », révèle le lieutenant de police.

Lors de ces échanges plusieurs questions sont ressorties, à savoir celles de l’élève Florentine Kanao du lycée départemental de Pouytenga. « Pourquoi quand Blaise Compaoré était au pouvoir, il n y’avait pas de terroristes et c’est maintenant qu’il y a des terroristes »?

Et de Tamalgo Abdoul Samado qui cherche à vérifier si les citoyens qui signalent les individus suspects à la police ne risquent pas de représailles de la part des terroristes.  Abdalah   Pouya, lui, déplore la diffusion du nombre de morts des attaques terroristes dans les médias, toute chose qui contribue selon lui à l’atteinte du but des terroristes.

Après avoir apporté des réponses aux questions des élèves, les animateurs du débat ont sensibilisé ces jeunes à se méfier de certaines publications pour éviter de jouer le jeu des terroristes.

 Saly OUATTARA

 Burkina24



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