Bassolma Bazié : « J’ai déposé mes valises dans la lutte »

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Bassolma Bazié, professeur certifié des Sciences de la vie et de la terre (SVT) en poste au Lycée Philippe Zinda Kaboré de Ouagadougou, et par ailleurs Secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) a démissionné de la Fonction publique burkinabè pour protester contre une affectation jugée « arbitraire ».

Affecté à la Direction régionale du Centre du ministère en charge de l’éducation nationale, Bassolma Bazié, en protestation, a démissionné de la fonction publique via une lettre signée le 18 janvier 2021.

Invité sur la télévision privée burkinabè 3TV le mardi 26 janvier 2021, il est largement revenu sur les raisons de sa démission mais est resté évasif sur la suite de sa carrière d’autant plus qu’il est actuellement le Secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B).

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A la question de savoir où Bassolma Bazié va déposer ses balluchons, celui-ci a donné une réponse, mais évasive. « J’ai déposé mes valises dans la lutte », a simplement rétorqué le démissionnaire qui précise que dans son domaine qui est l’éducation, « on peut éduquer sans forcément passer par la craie ».

Quant au poste qu’il occupe au sein de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), il s’est également prononcé.

« La désignation des dirigeants de la confédération n’est pas conférée à l’administration. C’est une souveraineté interne (…) La Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) n’est pas une confédération d’appartenance seulement aux agents de la Fonction publique. Il y a les agents publics, il y a des agents du privé et il y a des agents du parapublic.

Et mieux, je vous dis que même un simple cireur de chaussures qui vient adhérer à la Confédération, si sur la base de la moralité, de son intégrité, de son honneur, les militants ont confiance en lui pour le désigner pour diriger la confédération, il peut le faire.

Même quelqu’un qui est en prison, même si on a fait des manigances politiques pour t’envoyer en prison, si on vous enferme et si vous êtes un militant de la confédération, on peut vous élire malgré tout comme secrétaire général de la Confédération (…) ».

Bassolma Bazié

En rappel, à la suite de sa démission de la fonction publique, via un message publié sur sa page Facebook, Bassolma Bazié avait indiqué qu’ « un salaire ne doit en aucun cas être un moyen de chantage ». Aussi avait-il ajouté avoir démission pour « mieux [se] consacrer à la défense ferme des intérêts des travailleurs (euses) et du peuple burkinabè ».

Sur ce sujet, d’aucuns prêtaient des élans de carrière politique à Bassolma Bazié. Mais l’intéressé s’est voulu « modeste ».

« Quelqu’un qui est bien éduqué ne doit pas se prendre la tête. Ce n’est pas parce qu’on dit Bazié Bassolma partout que vous êtes capable de diriger un parti politique (…) Bazié Bassolma enlevé en tant qu’individu n’est rien. Même à la tête de la CGT-B, si ce n’est pas à travers les travailleurs, je dois avoir l’humilité de savoir que je ne suis rien », a-t-il fait savoir.



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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