Délestage au Burkina : 2019 meilleure que 2018

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Il est ressorti du rapport 2019 de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE) que l’année 2019 a été meilleure que 2018, dans le domaine de l’énergie au Burkina Faso. Le Premier ministre Christophe Marie Dabiré a reçu ce rapport ce mardi 26 janvier 2021 à Ouagadougou, conformément à la loi.

D’après le rapport de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE), l’an 2019 a été mieux que  2018 en raison de réformes engagées par le Gouvernement. Au niveau de la qualité du service, selon l’ARSE, il y a eu moins de coupures d’électricité en 2019. Cela se traduit par 149 coupures qui ont duré au total 86 heures en 2019, contre 176 coupures qui ont duré 126 heures en 2018.

Quant à l’énergie non distribuée due au délestage, elle a baissé en 2019, passant de 18,5 giga watt (GWh) de perte en 2018 à 3,5 GWh en 2019. Le Burkina Faso a effectué une importation en 2019 de 576 GWh avec le Ghana et de 506 GWh avec la Côte d’Ivoire. Ces deux pays ont approvisionné le pays à près de 62% de son électricité, selon l’Autorité.

Concernant les faiblesses du secteur, l’ARSE a notifié l’insuffisance des investissements, l’absence de réserve de production, la forte dépendance à l’égard de énergies fossiles importées, le coût élevé du KWh et la faible valorisation des ressources énergétiques endogènes.

Pour pallier au coût élevé de l’électricité au Burkina Faso, la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikiéma a indiqué que « ce n’est pas pour demain ». Pour elle, un tel défi se relève sur le long terme et passe par la valorisation des solutions endogènes, notamment l’exploitation du solaire ainsi que la construction de mini-centrales électriques qui vont remplacer le transport d’électricité et réduire en conséquence les coûts.

Josué TIENDREBEOGO (stagiaire)

Burkina 24



Rédaction B24

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