Michaëlle Jean de la francophonie à la tête de la Fédération haïtienne de football

129 0

La Fifa a procédé à la nomination de Michaëlle Jean, l’ex-secrétaire générale de la Francophonie, à la présidence de la Fédération haïtienne de football. Elle restera à la tête de l’instance du football de ce pays jusqu’en 2022.

La nomination temporaire de l’ancienne gouverneure générale du Canada et ancienne secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean a été actée par la Fédération internationale de football association (Fifa). Elle remplace à ce poste le médecin Yves Jean-Bart, suspendu à vie après de graves accusations d’agressions sexuelles sur une dizaine de jeunes footballeuses mineures. Il s’en suivi une mise sous tutelle par la Fifa.

Selon la Fifa, Michaëlle Jean gardera ce poste jusqu’au 30 novembre 2022 au plus tard, sans possibilité de voir son mandat reconduit. Sa principale mission devra être, entre autres, d’organiser des élections en vue de remettre en marche l’institution avant 2022.

Le choix de Michaëlle Jean n’est pas fortuit car Haïti est son pays natal qu’elle a abandonné dès l’âge de 11 ans pour rejoindre le Canada après que son père directeur d’un collège de Port-au-Prince, la capitale, avait été arrêté et torturé par le régime du Président Duvalier.

Michaëlle Jean fut entre 2005 et 2010 gouverneure générale du Canada dont elle est citoyenne, avant d’être nommée envoyée spéciale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en Haïti puis Secrétaire générale de la Francophonie succédant à l’ex-président Sénégalais malgré la règle tacite de cette institution qui réservait jusque-là le siège à une personnalité du continent africain.

A la tête de la Francophonie, son mandat a été vivement critiqué en interne sous prétexte de n’être pas assez africaine encore assez proche de certains chefs d’État africain. En 2018, elle est remplacée par Louise Mushikiwabo, l’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères.

Kouame L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source: Jeune Afrique



Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *