Ghana : De prétendus enfants de Rawlings font leur apparition à ses obsèques

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 Le Ghana a fait ses adieux à l’ancien président Jerry John Rawlings la semaine dernière. Un hommage digne d’un homme dont le souvenir rime avec charisme et autorité mais également avec révolution après qu’il ait mis fin au cycle d’instabilité politique dans lequel était plongé ce pays de l’Afrique occidentale dès son accession à son indépendance en 1957 jusqu’au début des années 80. Pendant quatre jours les Ghanéens ont pleuré l’homme qu’ils appelaient affectueusement « J.J.» avant de lui offrir des funérailles d’État avec un parterre de personnalités venues de partout en Afrique et au-delà. Fait insolite au cours de ses obsèques, deux femmes et un homme sortis de l’ombre ont prétendu être les enfants biologiques de l’ancien président en plus des quatre autres conçus avec son épouse légale Nana Konadu

Décédé le 12 novembre 2020 à l’âge de 73 ans, les obsèques de l’ex-président ghanéen Jerry John Rawlings se sont achevées ce mercredi 27 janvier 2021 par des hommages étatiques, avec tous les honneurs militaires en présence plusieurs représentants des dirigeants du monde entier.

« Tu étais fier de tes devoirs de père (…), tu étais un homme passionné et ouvert (…) Tu avais un don du partage sans limites (…) Jerry, je sais que Dieu nous a créés l’un pour l’autre », avait déclaré le mercredi 27 Janvier dernier sa veuve, Nana Konadu Agyemang-Rawlings, dans son discours funèbre lu par sa fille, Princess Amina alors que l’ex-première dame fondait en larmes avec le reste de la fratrie des Rawlings : Zanetor, Yaa Asantewaa, et Kimathi.

A côté de ces Rawlings « officiels », existeraient d’autres enfants de l’ex-chef d’Etat Ghana et qui ont fait leur apparition subite aux cours de ces obsèques nationales. Il s’agit d’Abigail Mawutor Rawlings, âgée de 52 ans, de dame Kate Yeboah et Nkoranza, Akwasi Aboagye, un homme de 50 ans.

La première citée a prétendu être la première fille du disparu et a fait la Une des tabloïds ghanéens pendant plusieurs jours. Elle a affirmé qu’en 2003, elle avait vu sa vie menacée lorsqu’elle s’apprêtait à faire connaître son affiliation d’avec Jerry John Rawlings. Quant à Kate Yeboah, elle a indiqué que l’ancien président Rawlings avait rencontré sa mère à Breman Asikuma, localité située dans la région centrale du Ghana où elle résidait, avant de donner lieu à une relation qui a abouti à sa conception. Le dernier cité, Akwasi Aboagye a indiqué être véritablement le premier fils de Rawlings. Selon lui, telle que raconté dans une interview accordée à la presse ghanéenne, la veuve du défunt président était bien au fait de son existence.

Après leurs témoignages respectifs, ces « enfants »  de « Papa J. » se sont faits lyncher par la vindicte populaire qui se demandait « pourquoi seulement maintenant qu’il n’est plus».

Né le 22 juin 1947 à Accra, la capitale du Ghana, d’un père écossais et d’une mère ghanéenne, Rawlings avant son décès avait dirigé le Ghana pendant deux décennies. Placé à la tête d’un coup d’Etat en juin 1979, il avait remis rapidement le pouvoir à un gouvernement civil qu’il avait finalement renversé par un autre coup en 1981. Après 11 ans à la tête d’un régime militaire, il a engagé un processus de démocratisation et instauré le multipartisme en 1992 à la faveur de la chute du mur de Berlin. Il a été élu la même année à la présidence, puis réélu en 1996 en se départissent de son treillis de soldats. Conformément à la constitution de son pays, il quitte le pouvoir en 2000 après deux mandats. De façon unanime, Jerry John Rawlings est après Kwame Nkrumah la seconde grande figure que le Ghana n’a jamais compté tant il a longuement forcé l’admiration des Africains dans leur entièreté.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : Ghanaweb



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