Centrafrique : Les autorités face aux critiques contre l’état d’urgence

 Sous état d’urgence et sous couvre-feu depuis respectivement le 21 Janvier et le 7 janvier 2021, le pays de Faustin-Archange Touadéra vit une situation sécuritaire précaire née de la résurgence des assauts menés par la rébellion pro-Bozizé contre son régime.  Le parlement centrafricain vient de reconduire pour un semestre l’état d’urgence. Le Groupe de travail de la société civile GTSC, a pour sa part, dénoncé des « dérives ». La réaction des autorités centrafricaines.

Le gouvernement centrafricain par le biais de son ministre de la Justice par intérim, Jean-Christophe Guinza a réfuté les accusations du Groupe de travail de la société civile après les dénonciations d’« abus » et d’« excès de zèle » commis dans le cadre de l’état d’urgence.  Selon lui, « le gouvernement, la justice centrafricaine travaillent au regard de la loi nationale. C’est aujourd’hui invraisemblable qu’il puisse justement lâcher, comme ça honteusement, ces accusations qui sont, je le répète, des accusations un peu graves », a-t-il insisté avant de poursuivre : « Mais nous ne pouvons pas aujourd’hui… A partir du moment où la justice est en train de mener des investigations, seules les investigations nous diront qu’il y a eu abus, dérapages par rapport à cela. Mais au stade actuel nous ne pouvons pas affirmer ni infirmer », a rapporté le ministre centrafricain.

Concernant les inquiétudes formulées à l’endroit de la communauté Gbaya qui serait ces dernières semaines particulièrement la cible d’exactions pour leur supposée proximité avec l’ancien président François Bozize, le ministre Guinza boute ces accusation en touche et explique que « la justice n’agit pas par rapport à une catégorie ethnique soit disant. Nous travaillons en respectant le droit international humanitaire », a-t-il rassuré tout en invitant les individus victimes de violence à saisir la justice.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : RFI



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