Promotion de la santé sexuelle et reproductive : La «Coalition 25» pour resserrer les rangs

La Coalition 25 a été officiellement lancée, ce mercredi 10 février 2021 à Ouagadougou. Elle regroupe des organismes de lutte contre les grossesses indésirées et pour les droits en santé sexuelle et reproductive. Les parties prenantes à ce rassemblement sont issues du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de la République Démocratique du Congo. Cette union désire également promouvoir le protocole de Maputo qui traite de l’égalité et des droits des femmes de l’Union Africaine. 

Les droits en santé sexuelle et reproductive et le protocole de Maputo ont mené à la naissance d’une nouvelle alliance, la Coalition 25. Cette coalition regroupe des organismes tels que Action contre les Grossesses non Désirées et à Risques (AGnDR) de la Côte d’Ivoire, la Coalition de lutte Contre les Grossesses Non Désirées (CGND) de la République Démocratique du Congo et enfin la Communauté d’Action pour la Promotion de la Santé Sexuelle et Reproductive au Burkina Faso (CAPSSR/BF).

Selon Mariam Nonguièrma, présidente de la CAPSSR/BF, l’appellation « Coalition 25 » fait rapport aux « 25 millions de femmes dans le monde qui font des avortements provoqués et clandestins ». Cette initiative vise donc à promouvoir les droits en santé sexuelle et reproductive notamment des femmes et la domestication du protocole de Maputo dans les pays ratificateurs.

Application de l’article 14 du protocole de Maputo

Il convient de retenir que le protocole de Maputo a été adopté en 2003 par l’Union Africaine afin de promouvoir l’égalité des droits pour les filles et les femmes. Le Burkina Faso en est l’un des états ratificateurs.

La coalition 25 a pour objectif de plaider auprès des instances sous-régionales, régionales et internationales pour l’application de l’article 14 du protocole de Maputo qui stipule que « les États prennent toutes les mesures appropriées pour protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus ».

La coalition compte également mobiliser les ressources pour le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des coalitions pays, pour l’appui de l’offre de services d’avortement sécurisé.

Pour finir, la Coalition 25 veut assurer la visibilité des actions au niveau international et assurer le suivi-évaluation, la recherche, la documentation des expériences et la diffusion des bonnes pratiques. La présidente de la CAPSSR/BF a indiqué que le défi à relever par la Coalition 25 est le travail en synergie. « Nous allons mutualiser nos efforts pour renforcer les acquis », a-t-elle lancé.

Josué TIENDREBEOGO (stagiaire)

Burkina 24



Rédaction B24

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Un commentaire

  1. Merci pour cette initiative aussi importante. J’aimerai savoir les modalités d’adhésion dans la coalition .merci

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