Santé au Burkina Faso : Des sages-femmes et maïeuticiens en rangs serrés

482 0

Les membres de l’Association pour la promotion des sages-femmes et maïeuticiens du Burkina Faso (APSAM/BF) ont tenu leur troisième Assemblée générale (AG) ordinaire ce samedi 13 février 2021 à Ouagadougou. Cette AG a été couplée à l’atelier d’intégration à la Communauté virtuelle de pratique (CVP) de l’association pour l’année 2021. Le Comité exécutif de la structure a convié la presse à l’issue de la cérémonie d’ouverture de ses activités.

Conformément aux textes de l’APSAM/BF, une AG est organisée statutairement une fois par an sur convocation du premier responsable ou soit à la demande des 2/3 des membres du comité exécutif. Depuis 2017, le comité exécutif n’a pas manqué d’organiser annuellement une AG pour faire le bilan et les perspectives de l’association. L’AG ordinaire de ce samedi 13 février 2021 est la troisième du genre. Elle a regroupé environ 200 professionnels de santé.

Selon les textes, le mandat du comité exécutif est de trois ans renouvelables une fois. Le bureau actuel est en fin de mandat. L’AG est l’instance indiquée pour le renouvellement ou la reconduction du comité. Ce remaniement vise à contribuer à l’amélioration de la qualité de vie de la mère et de l’enfant et au bien-être de la population burkinabè.

« Quand le COVID-19 est venu, on a vu que notre rôle était vraiment plus qu’important »

« Le bilan du bureau exécutif est satisfaisant, même si en 2020, nous avons eu pas mal de difficultés, comme tout le monde d’ailleurs, du fait du COVID-19 », a indiqué Georgette Nikiéma/Zerbo, Présidente de l’APSAM/BF.

Les résultats, selon Georgette Nikiéma/Zerbo, sont en termes de disponibilité des différents textes, la mise en place de 15 cellules, la tenue des AG, des doyennes sages-femmes et doyens maïeuticiens contactés, des rencontres avec les autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, le renforcement des compétences des membres, l’appui au ministère de la santé, le mentorat et le dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus, et le partenariat avec des ONG et institutions.

« A l’endroit de notre ministère de tutelle, c’est vraiment dire merci. Parce que les conditions de la sage-femme et du maïeuticien sont en train d’être améliorées. Mais, nous sollicitons encore beaucoup de regard sur la sage-femme et le maïeuticien, car nous sommes au premier plan. Quand le COVID-19 est venu, on a vu que notre rôle était vraiment plus qu’important. Nous avons deux, voire plusieurs vies, à sauver et en mettant nos vies également en péril. Si d’autres personnes sont allées en télétravail, avec la sage-femme ou le maïeuticien, ce n’est pas possible », a fait comprendre la Présidente de l’APSAM/BF.

Contribuer avec l’Etat à la promotion de la santé sexuelle et reproductive

Par ailleurs, tout n’est pas rose. Des difficultés et défis demeurent notamment le manque de ressources financières. Il y a aussi la perte de l’unique clinique qui permettait par exemple à la femme d’accoucher dans la position de son choix et un accompagnement personnalisé.

Il faut rappeler que l’APSAM/BF est une structure associative, apolitique et laïque créée le 23 décembre 2017 et reconnue légalement en février 2018. Elle a pour but, entre autres, de contribuer avec l’Etat à accélérer la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile et à promouvoir la santé sexuelle et reproductive.

L’association a également pour objectif de promouvoir la profession de sage-femme et de maïeuticien pour un mieux-être de la famille en général et du couple mère-enfant en particulier. C’est notamment dans cette optique qu’avec le soutien de leur partenaire, l’Université LAVAL du Canada, elle organise une formation de ses membres et sympathisants sur la Communauté virtuelle de pratiques (CVP) couplée à l’AG.


 



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *