Cohésion sociale au Burkina Faso : GRAAD lance “Hope To Resilience”

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Le Groupe de recherche et d’analyse appliquées pour le développement (GRAAD) a tenu ce vendredi 19 février 2021 à Ziniaré, un atelier de lancement officiel de son nouveau projet dénommé “Hope to Resilience”.

Cette rencontre a été placée sous le thème, « Extrémisme violent au Burkina Faso : faire de la cohésion sociale une arme de résilience ». Le Groupe de recherche et d’analyse appliquées pour le développement (GRAAD) veut apporter sa touche dans la cohésion sociale par l’action de la recherche.

C’est ainsi qu’une étude a été entreprise par le groupe à travers une série d’enquêtes qui a concerné 6 régions, 33 communes et environ 80 villages. Il a été question pour le GRAAD de trouver les causes qui minent la cohésion au Burkina Faso afin de proposer des solutions aux autorités.

Nonobstant la situation sécuritaire due à l’extrémisme violent et des conflits intercommunautaires, le niveau de résilience au Burkina Faso reste “assez élevé” selon l’étude du GRAAD. Le secrétaire exécutif du GRAAD, Damien Lankoandé a expliqué que le projet Hope To Resilience a été initié du fait que depuis 2014, le Burkina Faso n’est plus un havre de paix dont il était dans la sous-région suite à la situation sécuritaire que fait face le pays.

« La situation jusque-là reste difficile »

Même si on fait des efforts, la situation jusque-là reste difficile. C’est pour ça que nous avons songé à notre niveau à apporter notre contribution. Il n’y a pas que l’Etat qui peut toujours trouver les solutions“, a-t-il fait noter.

Il a signifié que l’enquête menée par sa structure a concerné les jeunes. “L’idée c’était de voir au niveau de la jeunesse qu’est-ce qui explique qu’on puisse mobiliser des jeunes dans les actions terroristes“, a-t-il dit

Les participants à l’atelier de lancement de “Hope To Resilience”

Damien Lankoandé a ajouté que l’enquête a pris aussi en compte les questions comme le manque d’emploi, les inégalités et l’exclusion sociale qui peuvent conduire les jeunes à rejoindre les groupes terroristes. “L’objectif était d’aller interroger les jeunes eux-mêmes. Et nous avons ciblé des jeunes de 15 à 35 ans avec un questionnaire nous permettant d’identifier les principaux facteurs qui motivent les jeunes à se rallier à des idéologies terroristes“, a-t-il indiqué.

Relativement « appréciable »

De façon globale, le GRAAD estime que la cohésion sociale au Burkina Faso est relativement “appréciable”. “Dans une échelle de 0 à 1, nous avons trouvé un taux de 0,78%. Ce qui est relativement appréciable au regard de la situation“, a affirmé Damien Lankoandé.

Le manque de tolérance, l’esprit de méfiance développé par les jeunes pour les structures publiques et étatiques et le sentiment d’exclusion dont se sentent les jeunes sont des facteurs qui tirent vers le bas le niveau de cohésion sociale au Burkina Faso, explique le secrétaire exécutif du GRAAD.

Selon le secrétaire exécutif du GRAAD, les résultats présentés ce jour ne constituent qu’une partie de la base de données sur laquelle ils y travaillent. « Nous avons une enquête quantitative sur à peu près 1 700 personnes. Nous aurons aussi une enquête qualitative sur à peu le même nombre de personnes », a-t-il relevé.

Le directeur de cabinet du ministre d’État chargé de la réconciliation nationale, Ludovic Thombiano a salué cette initiative du GRAAD. “Investir dans la recherche action, c’est très important parce que ça permet d’avoir des éléments clés pour avancer“, a-t-il agencé.

Il a laissé entendre que la cohésion sociale au Burkina Faso aujourd’hui est en souffrance. A cet effet, il a invité les Burkinabè à faire bloc autour du ministre de la réconciliation nationale pour relever ce défi.

Willy SAGBE

Burkina 24



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