Burkina Faso :  Une convention pour l’accès d’étudiants réfugiés à l’enseignement supérieur

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L’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) ont signé une convention de partenariat, ce 24 février 2021 à l’Université Joseph Ki-Zerbo. Par cette collaboration, les deux signataires entendent élargir et améliorer l’accès à l’enseignement supérieur pour des étudiants réfugiés d’Afrique.

Dans le monde, 3% des réfugiés ont accès à l’université, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).  En Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale, ce taux est à moins de 1%. Xavier Creach Xavier coordonnateur du HCR pour la région du Sahel a fait comprendre que ces chiffres sont la résultante de certaines barrières.

La première, c’est qu’une partie des réfugiés ne remplissent pas les conditions académiques pour avoir accès à l’enseignement supérieur. La deuxième, c’est la cherté des frais d’inscriptions pour ceux qui ne sont pas ressortissants nationaux des pays et le troisième frein est le manque d’opportunité de formation boursière.

De ce constat, le HCR a pour ambition de faire passer de 3% à 15%, le taux d’insertion de réfugiés à l’université, dans le monde. Cette vision s’étend à l’horizon 2030. C’est dans  ce cadre que l’organisation a signé une convention avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).

Cette collaboration reposera sur 5 grandes composantes

Depuis 6 ans, l’AUF participe à l’inscription d’étudiants réfugiés dans ses universités partenaires. A travers ce partenariat, l’Agence interviendra dans ses universités membres, représentées par près d’une cinquantaine de pays francophones. « Nous, comme on a beaucoup d’universités membres dans ces zones-là, pour nous, on va faciliter l’accès à l’UNHCR dans les instances universitaires », a expliqué Slim Khalbous, recteur de l’AUF.

Selon lui, la signature de cette convention fait suite à des actions pilotes, menées entre les deux partenaires. Ces actions ont consisté en la mise à niveau et l’insertion académique d’étudiants réfugiés, au Burundi et au Tchad.

L’aspect opérationnel de cette convention sera ultérieurement mis en place. Mais Slim Khalbous a indiqué déjà que cette collaboration reposera sur 5 grandes composantes que sont le plaidoyer auprès des décideurs politiques, la recherche de partenaires financiers et matériels, la sensibilisation, la garantie d’accès à la documentation pour les étudiants réfugiés et enfin la promotion de l’employabilité et de l’entreprenariat au profit de ces derniers.

Josué TIENDREBEOGO

Burkina 24



Rédaction B24

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