Formation professionnelle

Burkina Faso : Vers la formation professionnelle de type dual de 8000 jeunes

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Le comité technique de suivi et d’orientation (CTSO) du Programme d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage dual (PAFPA) a tenu sa 6e session. Il s’agissait de faire le bilan des activités et de valider le plan de travail annuel de 2021. C’était ce jeudi 25 février 2021 à Banfora, dans la région des Cascades.

A l’issue des visites des structures bénéficiaires dans les régions du Centre-Ouest et des Cascades, le comité technique de suivi et d’orientation (CTSO) du Programme d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage dual (PAFPA) a tenu sa 6e session.

Issa Compaoré, président du CTSO, a rappelé que le projet prend fin dans 20 mois. « Il y a eu une première année de mise en route de réglages de procédures. La deuxième année malheureusement nous avons été handicapés par le Covid-19. Cette année nous partons avec de grandes ambitions qui sont de réaliser l’essentiel des objectifs du projet. Maintenant, tous les dispositifs sont en place et les partenaires de mise en œuvre sont déjà sur le terrain.

C’est à Banfora que nous sommes venus prendre ces orientations et obtenir l’engagement de toutes les parties », a-t-il indiqué. Concernant les perspectives, il a fait savoir que l’objectif est de pouvoir former 8000 jeunes comme prévus avec 400 entreprises formatrices.

Le comité technique de suivi et d’orientation (CTSO) du Programme d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage dual (PAFPA) a tenu sa 6e session
La 6e session du CTSO du PAFPA à Banfora 

Jean Marie Bado, coordonnateur du Programme d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (PAFPA) approche dual adaptée au Burkina, a signifié que de grandes décisions ont été prises lors de cette session.

Lire également 👉Insertion professionnelle des jeunes au Burkina : Le modèle suisse en expérimentation

« Beaucoup de décisions ont été prises notamment sur la mobilisation des entreprises, mais aussi sur la question de l’insertion des jeunes. Il faut développer de la stratégie qui permet effectivement que les jeunes qui sont en formation dans les entreprises puissent y rester ou trouver des ressources nécessaires pour leur projet professionnel», a-t-il souligné.

En outre, le programme est à un taux d’exécution physique de 56% et celui financier de 31%. Il a justifié ce faible taux par le fait que le plan de travail a été validé en février 2020 et en mars le Covid-19 s’est installé au Burkina.

A l’écouter, c’est finalement au mois de juin que les activités auraient repris sur le terrain. Ce qui donne un bilan de 6 mois d’activités. « En plus de cela, il y a eu d’autres difficultés liées à la contribution de l’Etat qui a été servie très tardivement. Ce qui fait que les formations qui devraient démarrer en octobre n’ont pas pu être démarrées. Alors que les ressources de l’Etat devraient servir à acquérir des kits pour les jeunes », a précisé Jean Marie Bado.

Le comité technique de suivi et d’orientation (CTSO)
Le comité technique de suivi et d’orientation (CTSO)

Il a relevé qu’à l’heure actuelle, 6080 jeunes ont été enrôlés et 1500 sont actuellement en formation dans les 6 régions que couvre le programme.

En rappel, le programme d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (PAFPA) approche dual adaptée au Burkina est inspiré du modèle suisse. Il consiste à allier la formation théorique de 20% et 80% de pratique. Le projet a un budget global de plus de 3,7 milliards de FCFA avec une durée de 4 ans.

Jules César KABORE

Burkina24



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