Burkina Faso: Le CNLS-IST pour “une génération sans SIDA”

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Le conseil national de lutte contre le SIDA et les IST a tenu sa 19ème session ordinaire ce vendredi 19 mars 2021 à Ouagadougou. Une occasion pour la centaine de membres de faire un bilan de la lutte et revoir les perspectives pour le futur.

Orienter les interventions en matière de lutte contre le SIDA au Burkina Faso, c’est l’objectif qui a prévalu à l’organisation de la 19ème session ordinaire du Conseil National de lutte contre le SIDA et les IST (CNLS-IST). Selon le président du Faso, président du CNLS-IST, Roch Marc Christian Kaboré, la présente session se tient à un moment important de la lutte. En effet, le conseil vient d’entamer un nouveau référentiel de lutte pour la période 2021-2025. La principale exigence de nouveau référentiel est « d’amorcer la fin de l’épidémie ».  

Pour le chef de l’Etat, la prochaine décennie s’annonce décisive. « La prochaine décennie sera marquée par le défi de l’atteinte des objectifs ambitieux et volontaristes de l’ONUSIDA visant à mettre fin à l’épidémie d’ici 2030 », a indiqué Roch Marc Christian Kaboré. Il urge alors selon ses dires de passer à une vitesse supérieure dans le renforcement du traitement et du suivi biologique des personnes vivant avec le VIH. Et ce, malgré les acquis déjà engrangés. La 19ème session offre alors l’occasion de trouver les solutions aux problèmes afin de répondre présent en 2030 à l’heure du bilan.

Un taux de prévalence de 0,7%

Comme principal problème recensé à ce niveau, il y a la question de l’accès gratuit des personnes vivants avec le VIH aux biens et prestations offerts en matière de VIH. Une fois résolu, cela permettra de démontrer l’engagement  du Burkina Faso à lutter contre le SIDA et les IST. A écouter les propos du président du Faso, cette question est une « priorité ». Mais  la crise sécuritaire qui a engendré des déplacés internes pourrait jouer un rôle pour un rebond de l’épidémie « Cette situation nous interpelle à investir davantage afin d’assurer à nos populations l’accès universel à des services de prévention », a indiqué le président du CNLS-IST.

Son ambition est d’arriver à « une génération sans SIDA ». Et pour y arriver, des défis sont à relever et  des combats sont à livrer dans une situation marquée par la raréfaction des ressources et l’exigence de résultats concrets. Fort heureusement, des résultats probants sont disponibles et peuvent servir de guide. A ce titre, on peut citer le maintien des services relatifs au VIH durant la période du Covid-19, l’augmentation du taux d’accès aux traitements antirétroviraux et la baisse de la prévalence (0,7% soit environ 100 000 personnes qui vivent avec le VIH).

A la sortie de la session, le ministre de la santé, le Pr Charlemagne Ouédraogo,  a indiqué que le président du Faso a donné des orientations pour mener à bien la lutte contre le SIDA et les IST. On peut citer, entre autres, le déploiement de la gratuitement partout au Burkina et l’accélération de l’élimination de la transmission résiduelle du VIH de la mère à l’enfant.

Basile SAMA

Burkina 24



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