Education en situation d’urgence : Des OSC examinent la stratégie du ministère

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Le droit à l’éducation des enfants du Burkina Faso est mis à rude épreuve avec la crise humanitaire que vit  le pays. C’est dans ce sens que le Secrétaire Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG) à travers les organisations, membres du groupe thématique « éducation, emploi, formation technique et professionnelle » a initié, ce mardi 23 mars 2021 à Ouagadougou, une rencontre de réflexion et de partage d’expériences des pratiques d’éducation qui peuvent améliorer le service d’éducation en situation d’urgence.

Comment continuer à faire du droit à l’éducation une réalité au Burkina dans un contexte d’urgence ? Le rapport de l’éducation en situation d’urgence à la date du 12 février 2021 fait état de 2 208 établissements fermés, affectant 314 486 ainsi que 11 048 enseignants.

De ce fait, les défis liés à l’accès, à la qualité, à la coordination et au financement sont énormes et pour la présidente du conseil d’administration du SPONG, Christelle Kahoulé, cet état de fait nécessite une synergie d’actions entre tous les acteurs pour apporter une meilleure réponse à l’éducation.

En effet, le ministère de l’éducation a entrepris des actions pour apporter des réponses au droit à l’éducation pour tous les enfants à travers un Plan d’Urgence pour l’Education et une stratégie de scolarisation des élèves des zones à forts défis sécuritaires. Et Didier Nourdine Sawadogo, du groupe thématique éducation, de faire remarquer que «  les mesures de l’Etat prennent plus en compte l’éducation de base que l’éducation au niveau des lycées et collèges. Quand on dit déplacés internes, ce n’est pas seulement le post-primaire qui est touché, il faut prendre tout cela en compte dans les mesures d’urgences».

Cet atelier est l’occasion pour les ONG membres du SPONG du Groupe Thématique Education, Emploi, Formation Technique et Professionnelle (GT-EEFTP) d’apporter un regard critique sur la mise en œuvre de cette stratégie, ses forces, ses insuffisances afin de faire des suggestions pour améliorer la stratégie.

« Nous avons aussi notre mot à dire sur cette situation, si nous n’encourageons pas l’Etat, il sera seul sur le terrain. Le plan est acceptable mais il reste à nous de suivre les actions. Sans ce suivi, on ne pourra pas savoir la pertinence sur le terrain. On ne doit pas rester avant-gardiste mais participer », explique-t-il.

Des pratiques éducatives expérimentées par certaines ONG et associations ont été également partagées. Et Marie Béatrice Tougouma, chef de département mobilisation sociale et plaidoyer au secrétariat technique de l’éducation en situation d’urgence, d’inviter les acteurs, ONG et associations à prendre contact avec le ministère afin d’envisager des possibilités de collaboration.

« Un dispositif permet de coordonner toutes les interventions pour une meilleure réponse à la crise au niveau du système éducatif. Toute intervention entrant dans le cadre de l’éducation, a une porte d’entrée au ministère… le cluster éducation existe et est aussi la porte d’entrée des interventions des ONG, associations », dit-elle.

Au terme de l’atelier, des recommandations et des actions de plaidoyer ont été formulées.



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