Réconciliation au Burkina Faso : “La personne de Zéphirin Diabré pose problème” (Idrissa Nogo)

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Le Mouvement des peuples citoyens (MPC) a ce jeudi 25 mars 2021 appelé à la démission du ministre d’État, chargé de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

 

Les membres du mouvement des peuples citoyens (MPC) ont appelé à la démission du ministre de la réconciliation nationale. D’après le coordonnateur du Mouvement, Idrissa Nogo, la personne de Zéphirin Diabré pose problème. “Premièrement pour avoir été juge et partie dans l’histoire politique récente du Burkina, Zéphirin Diabré ne peut conduire une réconciliation“, a-t-il déclaré.

Il a ajouté que Zéphirin Diabré est un personnage politiquement trop “marqué”. “Il a activement contribué à faire chuter le régime de Blaise Compaoré en 2014. Tout récemment, il a déclaré honteusement que la réconciliation ne signifie pas humilier les gens “, a-t-il poursuivi.

Zéphirin Diabré a pris partie

Pour lui, Zéphirin Diabré a pris partie car il s’est allié avec son ancien adversaire politique, Roch Marc Christian Kaboré dont il accusait le pouvoir de “nouveau-ancien régime peuplé d’apprentis-sorciers ayant leur école sous Blaise”.

À la surprise générale, Zéphirin Diabré s’est laissé nommer ministre de la réconciliation dans l’équipe gouvernementale de Roch Marc Christian Kaboré dont le pouvoir a toujours été accusé bruyamment d’avoir de fortes senteurs de patrimonialisation. Ici Zéphirin Diabré se présente comme un juge “, a-t-il affirmé.

Les attributions du ministre de la réconciliation sont “un plat couché de tôt couché réchauffé”, selon lui. Car, a-t-il soutenu, le décret portant nomination du ministre de la réconciliation nationale n’est politiquement pas différent et divergent de “celui de 1999 nommant Ram Ouédraogo, ministre de la réconciliation au lendemain de l’autodafé de décembre 1998“.

De son avis, Zeph doit démissionner pour laisser sa place à Ram Ouédraogo. Enfin, il appelle à faire sortir et réactualiser le rapport du collège des sages présidé par monseigneur Anselme Sanou. Selon ses dires, ce rapport est aujourd’hui encore un sujet politique tout aussi majeur qu’actuel.

Willy SAGBE

Burkina 24



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