Festival « alimenterre » : La vie de « l’homme qui arrêta le désert » en levée de rideaux

La 1ère édition  du « festival alimenterre » s’est officiellement ouverte ce jeudi 25 mars 2021 à l’espace culturel Gambidi. L’ONG « SOS faim », en collaboration avec Semfilms, a initié ce festival qui se tiendra du 25 au 27 mars 2021 sous le thème « environnement et agriculture ». L’objectif,  motiver la population burkinabè à s’engager dans le développement de l’agriculture et la protection de l’environnement.

C’est le film intitulé « l’homme qui arrêta le désert» qui a servi de levée de rideaux au festival « alimenterre », ce jeudi 25 mars 2021. Ce film qui relate l’histoire et la vie de Yacouba Sawadogo, qui  a, il y a des années, pris l’initiative de reboiser des hectares de terrain nus pour arrêter l’avancée  du désert.

Yacouba Sawadogo est également le parrain de la 1ère édition du « festival alimenterre».

Durant les 72 heures du festival, des expositions de ventes de produits agro écologiques, des projections de films, des débats et prestations d’artistes sont au programme.

Yacouba Sawadogo s’est souvenu de l’époque où il était un mendiant, à 10 ans. Devenu jeune homme, il a ouvert une boutique de vente de pièces détachées qu’il a par la suite abandonnée pour devenir agriculteur dans un milieu semi désertique où l’agriculture parait quasi impossible.

Abdoulaye Diallo, coordinateur du festival

Cependant Yacouba Sawadogo, armé de patience et abattant un dur labeur, a rendu fertile la terre autrefois abandonnée en utilisant une ancienne technique qu’il a améliorée à sa manière, la technique du « zaï ». « C’est quelqu’un de très engagé, très patient qui a fait un travail pour les autres. Il a compris le sens de la vie d’un homme, c’est d’être utile aux autres »,  a témoigné  Abdoulaye Diallo, le coordonnateur du festival.

Le coordinateur espère que ce film va interpeller les autorités à renforcer la protection de la forêt de Yacouba Sawadogo pour les futures générations et surtout pour qu’il y ait d’autres Yacouba Sawadogo partout au Burkina et en Afrique en général.

Le film a servi de prétexte pour poser le débat sur la protection de l’environnement, la question de l’alimentation et le développement de l’agriculture et de susciter l’intérêt chez les élèves et d’étudiants mobilisés pour prendre part à l’évènement.

 «On espère qu’ils vont trouver vocation et qu’eux aussi vont devenir des protecteurs de l’environnement, des défenseurs de l’agro écologie, des défenseurs de la souveraineté » a indiqué le coordonnateur.

Le « festival alimenterre », une occasion sur la sensibilisation sur les exploitations familiales agricoles

Pour la représentante pays de l’ONG belge « SOS faim », Alimata Sawadogo, ce festival est une occasion pour eux de sensibiliser et informer les praticiens comme le public, des enjeux liés aux questions environnementales.  L’autre défi est de nourrir la population tout en préservant et en sauvegardant les ressources naturelles à travers l’exploitation familiale agricole de façon durable.

Des projections de films suivies de débat, des prestations d’artistes, un forum sur le foncier sont au menu du festival.

Deborah BENAO (stagiaire)

Burkina24



Rédaction B24

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