Burkina Faso : Amadou Zeba de Faso7 remporte le Super prix Mariam Lamizana

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Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a récompensé les lauréats du prix Mariam Lamizana le vendredi 26 mars 2021. Un prix qui a été institué pour encourager la contribution des journalistes aux efforts du gouvernement et ses partenaires dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF).

Quatre journalistes ont été primés lors de cette cérémonie. Il s’agit d’Amadou Zeba, rédacteur du média en ligne Faso7 qui a raflé deux prix. Le super prix Mariam Lamizana et un autre prix dans la catégorie presse en ligne. Il est reparti avec deux chèques de 500 000 FCFA, une attestation de participation, un ordinateur et des matériels professionnels. Sa production est titrée : “L’excision a fait de ma jumelle et moi des robots”.

À sa suite, il y a Abdel Aziz Nabaloum, journaliste aux éditions Sidwaya, qui a eu un prix dans la catégorie presse écrite, Dah Sié Michel de la catégorie télé et Céline Ilboudo de la RTB dans la catégorie radio. Ils ont reçu un chèque de 500 000 FCFA, une attestation de participation et des matériels professionnels.

Amadou Zeba recevant son chèque des mains de la première dame

Auguste Kpognon, représentant résident de l’UNFPA a affirmé que les journalistes sont des acteurs essentiels et incontournables des processus d’information des populations. Il a indiqué qu’il est impossible de réussir les programmes de développement sans l’implication des hommes et femmes des médias.

Auguste Kpognon, représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso

Il a confié que les professionnels des médias sont des acteurs clés pour l’UNFPA qui ambitionne réaliser d’ici 2030, ” zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale, zéro décès maternel évitable, zéro violence basée sur le genre et les pratiques néfastes”.

Il a expliqué que les mutilations génitales féminines (MGF) sont la cause de complications sévères, pouvant même entraîner la mort. “Les filles qui subissent cette pratique courent plus de risques d’être mariées avant l’âge adulte et d’abandonner l’école, ce qui vient briser leur perspective de réaliser leur plein potentiel et de contribuer à l’essor de leur communauté”, a-t-il déploré.

Améliorer les conditions de vie des femmes

Le représentant de l’UNFPA est revenu sur l’objectif 2018-2021 qui est de favoriser l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive et aux droits en matière de reproduction et réduire la mortalité maternelle en vue d’accélérer les progrès dans la mise en œuvre du programme d’action issu de la conférence internationale sur la population et le développement.

Et ce, afin d’améliorer les conditions de vie des femmes, des adolescents et des jeunes, en se fondant sur la dynamique des populations, les droits de l’homme et l’égalité des sexes. “Cet objectif est aligné aux objectifs de développement durable dont le 5.3 porte sur l’élimination de la mutilation génitale féminine”, a-t-il soutenu.

Selon la première dame, Sika Kaboré cette cérémonie est un signe de reconnaissance des efforts fournis par les devanciers de la lutte contre les MGF mais aussi une interpellation pour la présente génération et celle à venir.

Des acteurs essentiels et incontournables

Sika Kaboré, épouse du président du Faso

Consciente du rôle que peuvent jouer les journalistes, elle a exhorté ces derniers à rechercher l’information juste et à faire de cette problématique leur cheval de bataille. “Vous êtes des acteurs essentiels et incontournables dans l’élaboration et la diffusion de l’information auprès des populations. C’est pourquoi, je vous encourage et vous invite à promouvoir l’excellence dans votre quotidien“, a-t-elle conseillé.

D’après l’épouse du président du Faso, les MGF constituent une violation des droits humains qui trouvent leur origine dans les inégalités entre les sexes. “Participant ainsi au déséquilibre du rapport de force entre hommes et femmes, en limitant par voie de conséquence les possibilités  des femmes et des jeunes filles de jouir de leurs droits et de réaliser pleinement leur potentiel”, a-t-elle lancé.

Elle a indiqué que les femmes et les jeunes filles sont souvent laissées pour compte, pour des raisons sociales, politiques et économiques. “En ce qui concerne les jeunes filles défavorisées et marginalisées, ces facteurs se recoupent et augmentent leur vulnérabilité à la mutilation génitale féminine”, a-t-elle souligné.

Mariam Lamizana dont le prix porte le nom a laissé entendre que sa satisfaction n’est pas encore totale car l’objectif est d’atteindre “la tolérance zéro aux MGF” au Burkina Faso. Par ailleurs, elle a salué les efforts entrepris par des autorités politiques actuelles.

Aussi, elle a fait savoir que plusieurs objectifs sur la problématique ont été atteints. ” Si on s’en tient à la réduction de la prévalence qui va de 11 % pour les moins de 15 ans et à 66 % pour la tranche d’âge de 15 à 49 ans. On peut dire qu”un travail a été fait mais la lutte continue”, a-t-elle conclu.



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