Burkina Faso : « Mieux vaut être ensemble pour combattre l’ennemi» (Mamadou Dicko)

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La Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) a tenu son deuxième congrès à Ouagadougou. Du 26 au 27 mars 2021, Mamadou Dicko  et ses camarades se sont penchés sur les grands chantiers du parti. Le thème de cette rencontre était : « Paix et stabilité socio-économique du Burkina Faso : Quelles contributions de la NAFA ? ».

A travers ce deuxième congrès ordinaire, la NAFA entend mener des réflexions afin d’apporter des idées pour la paix et la stabilité car pour le parti, ces deux éléments sont indispensables pour le développement d’une nation. Selon Mamadou Dicko, le président, la NAFA est « l’un des rares partis qui est représenté sur toute l’étendue du territoire ». Pour lui, « ce qui nous unit est plus important que ce qui nous devise ». La sécurité et la stabilité du « Pays des Homme intègres » sont donc l’affaire de tous.

Sur la question sécuritaire, le président de la NAFA appelle à ne pas se sentir hors de danger. Pour lui,  la situation d’insécurité de certaines parties du territoire doit amener les uns et les autres « à prendre conscience du danger ». Cette prise de conscience doit également s’accompagner d’une lecture à froid de la situation pour voir que l’hydre terroriste ralentit le développement du Burkina Faso. « Ça freine le développement parce que tous les projets qui étaient prévus dans les zones d’insécurité sont pratiquement à l’eau », a indiqué Mamadou Dicko.

D’autres partis sont venus accompagner la NAFA

« Il y a plusieurs raisons qui nous ont conduits à aller dans la majorité »

Revenant sur la pertinence du thème, le président de la NAFA a indiqué qu’il est «innovateur ». Une situation qui colle avec l’idéologie du parti. «La NAFA est un parti social démocrate, mais avec une vision de social-démocratie concurrentielle », a-t-il expliqué. Cette posture confère au parti la position d’’une entité qui « doit veiller en sorte que les services publics soient aussi concurrentiels que les services privés ». Une manière qui peut amener le parti à apporter une contribution significative au développement du pays.

Sur l’alignement de la NAFA avec la majorité, Mamadou Dicko a donné des explications. « Il y a plusieurs raisons qui nous ont conduits à aller dans la majorité », a-t-il dit. Pour lui, il y a des actions gouvernementales qui sont à accompagner. Sur cet aspect, il a pris exemple sur le chantier de la réconciliation conduit par l’ancien chef de file de l’opposition politique Zéphirin Diabré. « Si nous observons tout ça, nous serons mal à l’aise de rester dans l’opposition », a lancé le président de la NAFA.

Le nouveau bureau exécutif de la NAFA

Le bureau exécutif national renouvelé

Il a aussi souligné que les partis majoritaires ont la même idéologie que la NAFA.  Un autre aspect important c’est la situation sécuritaire du pays. « Nous devons nous rendre compte que le Burkina est en guerre. Et quand on est en guerre, mieux vaut être ensemble pour combattre l’ennemi que disperser nos énergies », a déclaré Mamadou Dicko. Allant plus loin dans ses propos, il a laissé entendre « que même le parti unique n’est pas si mauvais que ça ». L’exemple de la Chine a été cité comme preuve par le président de la NAFA. Il estime que « c’est peut-être un modèle à penser pour l’Afrique ».

A l’issue du congrès, le parti a renouvelé son bureau exécutif national. Mamadou Dicko a vu son mandat de président renouvelé par les militants. Par la suite du cheminement du parti, son président a indiqué que la NAFA dans son rôle de parti de la majorité va accompagner le président du Faso. Et pour y arriver, le manifeste du parti a été revu afin de prendre en compte certains aspects du programme du président, notamment la question de la réconciliation nationale. Continuer l’implantation de la NAFA sur toute l’étendue du territoire a été l’une des recommandations fortes de ce deuxième congrès.

Basile SAMA

Burkina 24

 



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