Burkina Faso : « Les Grandes Entreprises Bazié », une expertise dans le froid et la climatisation

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Les métiers du froid et de la climatisation sont encore en voie de développement au Burkina Faso. Fort heureusement, des entreprises se démarquent du lot et proposent des services de professionnels en la matière. L’une d’elles est « Les Grandes Entreprises Bazié ». Présente au Salon International du Froid et de la Climatisation de Ouagadougou, la société  de Jean Bazié expose son savoir-faire en matière de froid et de climatisation.

Le Salon International du Froid et de la Climatisation est né de la volonté des différents acteurs de fédérer leurs actions afin de donner un coup de pouce à l’essor de leur domaine. Depuis 2014, une jeune entreprise du nom de « Les Grandes Entreprises Bazié » offre ses services en matière d’installations dans le domaine du froid et de la climatisation. D’un capital d’environ 5 millions de F CFA à sa création, la société  est passée à plus de 100 millions de francs CFA actuellement.

Le secret de cette évolution réside dans la « bonne qualité » de ses réalisations. Une situation qui a donné à LGEB la confiance de bon nombre d’entreprises. La spécialité de Jean Bazié est l’installation. « Nous faisons dans l’installation de tout type », a-t-il déclaré. Il faut retenir qu’il bénéfice de plus de 23 ans d’expérience professionnelle. « J’ai eu pratiquement plus de 23 ans d’expérience avant de me lancer dans l’entreprenariat », a souligné Jean Bazié.

« Capable de tout faire »

Sur l’idée du « frigoriste burkinabè », il a indiqué que l’image de ces Hommes reste collée à celle d’une personne qui remplace le gaz, qui change le moteur et qui dépanne les frigos et les congélateurs. « Je me suis rendu compte que les gens n’ont pas confiance à nos entreprises. Ils ont limité le rôle du frigoriste. Pourtant, on peut faire des gros travaux de climatisation», a expliqué le jeune chef d’entreprise. Selon lui, le frigoriste burkinabè est « capable de tout faire ».

Dans un pays où l’énergie ne suffit pas, la question du froid et de la climatisation peut être considérée comme un luxe. Fort heureusement, de bonnes expertises dans le domaine permettent d’offrir aux populations le confort à moindre coût selon Jean Bazié. « Sur les gros projets, les clients ont déjà leurs sources d’énergies indépendantes. C’est dans les domiciles qu’il y a le problème. Aussi, le système solaire qui est proposé coûte un peu cher. Il y a également des équipements qui ne sont pas énergivores mais ça coûte un peu cher aussi », a expliqué Jean Bazié.

Par rapport à cette situation, il explique que la solution est d’investir dans un bon équipement pour réduire sa consommation d’énergie. Aussi, il faut retenir que ces équipements peuvent fonctionner avec l’énergie solaire, un groupe électrogène ou avec l’électricité de la SONABEL.

L’entreprise s’exporte

Revenant sur l’évolution de son entreprise, Jean Bazié a indiqué que d’une personne en 2014, LGEB est à plus d’une dizaine d’employés. « L’entreprise a évolué et on a atteint une maturité », a laissé entendre le jeune entrepreneur. Avec cette expérience, il estime que « Les Grandes Entreprises Bazié » est capable d’exécuter des gros marchés. En guise d’exemple, il a indiqué qu’ils ont déjà fait des travaux dans d’autres pays. Une situation qui montre que l’entreprise s’exporte selon ses dires.

Par rapport aux perspectives de l’entreprise, la société entend se lancer dans la formation des jeunes. Sur cet aspect, il faut retenir que la formation des jeunes filles occupe une place importante au sein de LGEB. A long terme, l’entreprise veut aider les jeunes filles à avoir l’équipement nécessaire. « Nous voulons aussi nous positionner comme les plus sérieux. Nous avons une expertise sur laquelle on peut s’appuyer pour faire des projets », a-t-il expliqué.

« Comme toute chose, le début n’a pas été facile »

Sur le climat des affaires qui prévaut au Burkina Faso, le patron de LGEB a indiqué que la situation est « plutôt bonne » avec « des meilleures perspectives ». Cependant,  « comme toute chose, le début n’a pas été facile ». « Les gens ne nous faisaient pas confiance et c’était difficile d’avoir des marchés à exécuter », a-t-il expliqué. Pour lui, les entreprises burkinabè ont du mal à faire confiance aux jeunes.

Une situation déplorable selon Jean Bazié qui estime que « le savoir-faire, le potentiel est là ». La balle est donc dans le camp dans entreprises afin de valoriser les compétences locales. Une autre situation désolante pour lui est le fait que les entreprises ne laissent pas les jeunes sociétés du solaire commander les équipements. « Ils préfèrent commander leurs équipements et nous laisser faire le montage », a-t-il déclaré. Mais sur ce point, il a exprimé des sentiments d’optimisme.

A l’endroit des jeunes, son conseil est de « prendre le temps pour bien apprendre » car le domaine du froid est « bien complexe ». L’exemple à suivre est donc son propre cas avec plus de 23 ans d’expérience à son actif avant de lancer son propre business.

Basile SAMA

Burkina 24



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