Cybercriminalité : L’arsenal de la BCLCC renforcé

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Pour une réponse à la cybersécurité, la brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (CBLCC) reçoit des équipements et des logiciels destinés à la mise en place d’un laboratoire d’investigation numérique. La remise du matériel est suivie ce mardi 30 mars 2021 du lancement de la campagne de sensibilisation des acteurs de la lutte contre la cybercriminalité.

Le Burkina Faso est le 64e pays le plus attaqué au monde à la date du 27 mars 2021, selon l’Agence nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), et le préjudice financier subi par le Burkina Faso, dû aux activités de cybercriminalité est estimé à plus 1 milliard FCFA, selon les statistiques de 2020 de la brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité.

Wolfram Vetter, chef de délégation de l’Union Européenne

Cette pratique s’est accentuée avec la maladie du Covid-19 dans la sous-région. « Les cybercriminels ont su s’adapter à l’évolution des moteurs du commerce illicite, exposant les populations  vulnérables au danger de l’exploitation et perfectionnant les techniques de cybercriminalité alors que le commerce mondial prend inexorablement le virage du World Wide Web », explique le chef de délégation de l’Union Européenne, Wolfram Vetter.

Une coopération sous régionale est donc lancée dans l’objectif d’apporter une réponse à la cybersécurité dans l’espace ouest africain par l’Union Européenne en partenariat avec la CEDEAO à travers la mise en place du programme Organised Crime-West African Response on Cybersecurit and fight against cybercrime (OCWAR-C).

Rabiatou Bah, représentante de expertise France et de l’OCWAR-C

Le projet s’étend aux pays de la CEDEAO et mais aussi à la Mauritanie. « Pourquoi la Mauritanie, parce la cybercriminalité n’a pas d’espace. Si vous ne mettez pas en sécurité  tout l’espace où les gens communiquent ensemble, naturellement, il peut rester toujours un point faible. C’est pour cela qu’on a intégré la Mauritanie », dit Zouli Bonkoungou, le commissaire en charge des télécommunications et des technologies de la Commission de la CEDEAO.

Le projet financé à hauteur de 8 millions d’Euros par l’Union Européenne, appuie les 16 pays bénéficiaires et ce pour 4 ans, avec des activités de sensibilisation des acteurs, de formation et d’équipements en fonction des besoins de chacun pour une sécurité intégrée, renforcée dans l’espace.

Pour Rabiatou Bah, représentante de expertise France et de l’OCWAR-C, a a souligné l’avantage  « d’élaborer une stratégie régionale de cybersécurité qui a été adoptée par les ministres de la CEDEAO et qui est aujourd’hui prête à être domestiquée au niveau national par tous les pays qui n’ont pas de stratégie nationale ou offre une possibilité de revue de la stratégie nationale pour les pays qui en ont déjà pour améliorer l’existant ».

Adja Fatimata Ouattara Sanon, ministre de l’économie numérique

Le Burkina est l’un des trois pays membres de la CEDEAO à avoir accepté d’être le pays pilote dans le cadre de la mise en place d’un laboratoire d’investigation numérique, d’où la remise des équipements et de logiciels ce jour au ministère de la sécurité au profit de la brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité.

Un don que la ministre du développement de l’économie numérique,  Adja Fatimata Ouattara Sanon, apprécie. « Ce sont des équipements adaptés au plateau, à l’environnement cyber sécurité de notre pays. Ces équipements vont aider à faire en sorte que les utilisateurs aient la confiance requise pour utiliser les technologies de l’information et de la communication en toute quiétude ».

Cette remise est suivie d’une campagne de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs de lutte contre la cybercriminalité.



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