Burkina Faso : Ça tourne de nouveau à la SITAB

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Depuis le samedi 27 mars 2021, la Société Industrielle de  Transformation d’Acier au Burkina Faso (SITAB) était à l’arrêt. Une situation survenue après une crise qui oppose  leur ancien directeur général, Oumais Youssef, à la société. Un arrêt qui a porté un coup à l’usine et aux employés qui avaient demandé la reprise du travail lors du passage d’une de nos équipes à la SITAB le mardi 30 mars 2021. Heureusement, le travail a repris ce vendredi 2 avril 2021 pour le grand bonheur des travailleurs.

Le travail a repris au sein de la société pour le grand bonheur des travailleurs. Une de nos équipes est passée constater la reprise effective du travail à la SITAB ce vendredi 2 avril 2021. De l’avis de Ouédraogo Abdoulaye, chauffeur à la SITAB, la reprise est bénéfique pour tout le monde.

« Quand on est arrivé ce matin, tout a repris comme avant. Après le blocus, on a appris que ça c’est décanté. Nous prions le bon Dieu pour que ça soit une continuité », a-t-il expliqué. Pour lui, l’arrêt vécu par les travailleurs a fait « peur » car ils voyaient déjà le départ au chômage.

« Vraiment aujourd’hui, nous sommes très contents. On est venu et on a commencé le travail. La peur est partie parce qu’on a repris le travail », a laissé entendre Salamata Yameogo, employée de la SITAB.  C’est donc « une satisfaction totale » qui se lit sur les visages des travailleurs en cette matinée au sein la société. Sur toutes les lèvres, des mots de reconnaissance et de remerciement à l’endroit de « tous ceux qui contribué à rendre la reprise effective ».

Quant aux raisons de la reprise, l’administration de l’entreprise n’a pas voulu se prononcer, pour l’instant. 

Suite à un procès entre l’ancien directeur général, Oumais Youssef, et la Société Industrielle de  Transformation d’Acier au Burkina Faso (SITAB), la justice avait saisi 600 millions de F CFA de la SITAB. Une décision qui avait conduit la société à arrêter temporairement ses activités. 

Le directeur des ressources humaines, Stéphane Ouédraogo avait indiqué à nos micros que la situation était « incompréhensible ». Pour lui, le montant dû à l’ancien directeur général ne vaut pas 600 millions de francs CFA. Selon la loi, c’est 18 mois salaire qui doit être versé en cas de licenciement selon ses dires.

Du côté des employés de la société, l’on craignait une «compression du personnel ». 

Basile SAMA, Hamadou DIALLO (stagiaire)

Burkina 24



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