En détention au Sénégal : L’ex-président Tchadien Hissène Habré sollicite une libération temporaire, ses victimes s’y opposent

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L’ex-Président tchadien Hissène Habré a sollicité auprès de la justice une autorisation de sortir de prison pour six mois pour des raisons de santé. Sa libération pourrait intervenir le mardi 13 avril prochain pour le ramadan. Le collectif des victimes n’en veut pas entendre parler et souhaite que l’ancien Président reste derrière les barreaux pour purger sa peine de prison à perpétuité pour ses délits de crimes contre l’humanité.

L’ancien Président du Tchad, Hissène Habré pourrait être remis en liberté de façon provisoire à la faveur du mois de Ramadan et pour des raisons de santé si la justice sénégalaise trouve son plaidoyer solide.

Les victimes du régime Habré au Tchad « ne comprennent jamais et ne toléreront jamais une éventuelle libération, même temporaire » de leur bourreau, a exprimé Assane Dioma Ndiaye, le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme qui poursuit : « Les victimes ne comprennent pas cette attention singulière ou discriminatoire, selon qu’il s’agisse de monsieur Hissène Habré ou des victimes. Et elles, personne ne semble s’occuper de leur sort : elles ne sont pas indemnisées depuis le procès, ces victimes sont laissées pour compte. Vous comprenez, quand celui qui est considéré comme votre bourreau, qui a été condamné, l’Union africaine n’en fait rien et les avocats de monsieur Habré parviennent de temps en temps à avoir ces sortes de libération. Elles peuvent s’expliquer pour des raisons humanitaires, mais cette considération ne doit pas être sélective : on doit aussi savoir qu’il y a des victimes qui aujourd’hui meurent de jour en jour. Et donc c’est pourquoi les victimes ne comprennent jamais et ne toléreront jamais une éventuelle libération, même temporaire. »

Avant sa chute en 1990, l’ancien président Hissène Habré, à la tête du Tchad à partir 1982 a mené selon les conclusions d’une enquête d’une commission tchadienne, une répression qui a fait 40 000 morts.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : RFI                             



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