Procès du bombardement de Bouaké (Côte d’Ivoire): La perpétuité pour les trois accusés

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Le procès du bombardement de Bouaké (Centre-Nord de la Côte d’Ivoire) est arrivé à son épilogue. Le Biélorusse Yuri Sushkin et les Ivoiriens Patrice Ouei et Ange Gnanduillet Attualy, les pilotes et co-pilotes présumés du raid qui a coûté la vie à plusieurs soldats français à Bouaké en 2014 lors de l’opération dignité lancée par le régime de Laurent Gbagbo en vue de la libération des zones Centre, Nord et Ouest (CNO) tenues par l’ex-rébellion, ont été condamnés ce jeudi 15 Avril 2021 par la justice française à la peine maximale.

Ce devoir, pour l’avocat général, « n’est pas de rajouter des hypothèses aux hypothèses » ou d’en choisir une, dit-il, citant Paul Valery : « Le mélange du vrai et du faux est plus faux que le faux lui-même».

Sur les commanditaires, il n’y a « pas de certitude dans le dossier », souligne le magistrat, si ce n’est « celle du cœur, pleine et entière, qu’il est inconcevable, pour quelque raison que ce soit, que la France porte la main sur ses propres soldats».

Le Biélorusse Yuri Sushkin et les Ivoiriens Patrice Ouei et Ange Gnanduillet Attualy, les pilotes et co-pilotes ont été jugés par contumace d’autant plus qu’ils sont introuvables jusqu’à ce jour après avoir filé entre les mains des autorités togolaises qui les avaient arrêtées puis relâchées après que Paris ait observé un mutisme malgré les appels incessants des sécurocrates français à Lomé pour ce qui était de la conduite à tenir.

Ce procès a vu défiler des diplomates, des militaires et des ex-ministres dont Alliot-Marie, Ministre de la Défense à cette époque.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : RFI



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