Période de Ramadan : L’ADCT et la CNAMU autour d’un même plat pour la rupture

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A l’occasion du mois de Ramadan,   l’Agence nationale d’appui au Développement des Collectivités Territoriales (ADCT) et  la Caisse Nationale d’Assurance Maladie Universelle (CNAMU) ont offert un repas de rupture à leur personnel le mardi 20 avril 2021. 

Il est 18H20 quand les personnels de l’ADCT et de la CNAMU entament la rupture du jeûne du jour. Après quelques gorgées d’eau et de jus, place à la prière du Maghreb. Ensuite, c’est le partage d’un repas communautaire offert par les deux directeurs généraux des deux structures. Selon les propos de Bruno Dipama, directeur général de l’ADCT, cette action a pour objectif de montrer que les Burkinabè doivent cultiver l’esprit de tolérance. « La tolérance, c’est l’acception de l’autre selon sa différence. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise », a-t-il indiqué.

Pour lui, la soirée vécue doit être un exemple pour chacun des Burkinabè afin d’entretenir une bonne cohésion sociale. Allant plus loin, Bruno Dipama a souligné qu’en dépit des divergences religieuses, ethniques, régionales et politiques, les uns et les autres devraient adopter une posture de construction d’un Burkina prospère et stable.

En plus des personnels de ces deux structures, il faut noter que cette rupture commune était ouverte au grand public. Dans cet esprit de partage du mois de Ramadan, le directeur général de l’ADCT a indiqué que ce mois de solidarité doit s’exprimer partout.

 « Celui qui offre un repas pour une rupture reçoit les mêmes grâces que celui qui a jeûné»

Pour sa part, le directeur général de la CNAMU, Yves Kinda, a expliqué que ce repas communautaire est une « occasion de fraternisation ». En effet, les deux structures partagent le même immeuble et sont appelées à collaborer et se fréquenter à tout moment. Au-delà de cet aspect, il est porteur d’un message « fort ».

« Nous souhaitons que cette initiative soit un message à ceux qui essayent de diviser notre pays sur des bases faussement religieuses. Restons unis car notre fraternité dépasse cette folie meurtrière », a-t-il lancé.

A travers cette « cohabitation pacifique », il estime que le combat contre le terrorisme et les conflits intercommunautaires peut être gagné. Cette soirée de partage et de communion a connu la participation d’autres entités. Et parmi elles, on avait des communautés étrangères en mission au « pays des Hommes intègres ».

La directrice générale du budget du Niger, Nouhou Mourjanatou  a laissé entendre qu’ils « sont tous dépassés ». Pour elle, ils se sont adaptés et ont été « bien accueillis » au Burkina malgré les disparités.

L’imam de la soirée, Abdoulaye Traoré, l’ingénieur informaticien de l’ADCT, a remercié les deux directeurs généraux au nom de tous les personnels. Revenant sur la symbolique de cette rupture commune, il a dit que selon la religion, « celui qui offre un repas pour une rupture reçoit les mêmes grâces que celui qui a jeûné». Il a aussi relevé la bonne ambiance qui prévaut entre les agents de l’ADCT et ceux de la CNAMU.

Basile SAMA

Burkina 24



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