Tchad : Les obsèques d’Idriss Déby en présence de plusieurs chefs d’Etat

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Les obsèques nationales en hommage au Maréchal-Président Idriss Déby Itno ont eu lieu ce vendredi 23 Avril 2021 en présence de plusieurs chefs d’Etat africains dont le Président du Faso, Roch Kaboré et d’Emmanuel Macron, le Président de la République française.

Ce sont au total onze (11) chefs d’États parmi lesquels le Président du Faso, Roch Marc Kaboré, le Français, Emmanuel Macron, Félix Tshisekedi de la RDC ou encore Mohamed Bazoum du Niger qui ont effectué le déplacement de Ndjamena, la capitale tchadienne, pour rendre un dernier hommage au président Idriss Déby décédé  le mardi 19 avril 2021. Le Président congolais, dont l’absence a été très remarquée, a évoqué des raisons familiales.

Le vice-président du Conseil Militaire de Transition, le général Djimadoum Tiraina, un des fidèles d’Idriss Déby qui a été son dernier ministre de la Défense, a eu la charge de prononcer l’oraison funèbre et de disposer les attributs de maréchal sur le cercueil pendant que tonnaient 21 coups de canons pour saluer la mémoire du disparu.

La dépouille a été par la suite remise à la famille juste après la prière de vendredi à la grande mosquée de Ndjamena avant le départ pour Amdjarass, non loin de son village natal où Idriss Déby Itno sera inhumé.

Le chef de l’Etat français qui avait rencontré plus tôt les présidents sahéliens pour évoquer la question de la transition en cours au Tchad, selon son entourage, partage l’idée d’une transition civilo-politique. « Tout le monde est bien conscient que le volet civil de la transition devra avoir des pouvoirs importants et qu’il faudra avoir un équilibre satisfaisant entre le comité militaire de transition et le dispositif civil qui se mettra en place », rapporte RFI qui évoque l’entourage du président français.

Selon cette source, l’objectif est « d’embarquer l’ensemble des forces politiques et de la société civile tchadienne pour que la transition puisse fonctionner ». A propos de cette transition telle que voulue par les chefs d’Etat du Sahel et Emmanuel Macron, il ne devrait pas excéder dix-huit mois.

Quant aux rebelles du Fact, ils disent aspirer à une « transition apaisée » et se disent dans la droite ligne du respect de la trêve décidée depuis 72 heures.

« Nous voulons donner une chance à ce que la transition soit apaisée, à ce qu’il n’y ait pas de désordre encore, nous n’avons aucun problème personnel avec Idriss Déby. Notre problème avec Idriss Déby est essentiellement politique et lorsqu’un homme décède, chaque être humain doit s’incliner devant sa dépouille », assure le chef du Fact, Mahamat Mahadi Ali.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : RFI



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