Burkina Faso : La CNDH met en place deux groupes de travail pour veiller au respect des droits humains

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La Commission Nationale des Droits humains (CNDH) procède respectivement,  ces 29 et 30 avril 2021 à Ouagadougou à l’installation de deux groupes de travail  sur les services aux victimes, y compris l’assistance juridique et judiciaire, et  sur les préventions des conflits et des abus /atrocités.

Pris par arrêté le 31 mars 2021, la mise en place des deux groupes de travail est l’aboutissement d’un processus. En effet, les projets de textes de création de ces cadres de concertation ont fait l’objet d’amendements par les participants à la cérémonie de lancement du programme « droits Humains et accès à la justice au Burkina Faso ».

Pour le président de la CNDH, Kalifa Rodrigue Namoano, cette contribution est la preuve également de l’adhésion à cette démarche d’interaction entre différents acteurs pour impacter les questions de droits humains au Burkina Faso.

Le présidium lors de la cérémonie

« La mise en place de ces groupes de travail s’inscrit dans la vision de mon institution d’asseoir une concertation permanente et des cadres d’action commune avec des acteurs publics et de la société civile dans des domaines aussi pertinents que la prévention des abus et l’accès à la justice des victimes », a expliqué Kalifa Rodrigue Namoano.

Et pour  arriver à des résultats probants, il compte sur l’implication de tous les acteurs. Pour lui, cet atelier d’opérationnalisation des groupes de travail marque le début d’un fonctionnement autonome de chaque groupe.

Financé par USAID et mis en œuvre par un consortium l’Association du Barreau Américain Initiative pour l’Etat de Droit (ABA-ROLI), Freedom House, Search for Common Ground et Pact, le programme « Droits humains et accès à la justice » est un volet du plan stratégique 2018-2021 de la Commission Nationale des Droits Humains.

Le président de la CNDH

Pour le représentant du  directeur pays de ABAROLI, Augustin Somé, « c’est cet élan de mobilisation, de partenariat et de vision partagée que le Programme Droits Humains et Accès à la Justice veut renforcer dans le cadre de ses objectifs qui visent spécifiquement à soutenir une plus grande coordination entre les principaux acteurs des droits humains, afin de construire un mouvement durable », a-t-il indiqué.

La mise en place des plateformes de ce genre permet de renforcer la dynamique et l’appropriation par les acteurs de droits humains du processus dans lequel la CNDH s’est engagée.

Les groupes de travail, cadres de concertation, jouent ainsi un rôle important comme instruments de mise en œuvre du Programme Droits Humains et Accès à la Justice.

Ainsi le représentant a aussi réitéré leur présence aux côtés de la CNDH pour l’exécution de ses missions. Il a également salué la disposition de la Commission à faire des Droits Humains et Accès à la Justice un outil de promotion et de protection des droits humains au Burkina Faso.

Chaque groupe de travail composé d’acteurs publics et des acteurs de la société civile, a des missions bien définies. Le groupe prévention des conflits et des abus/atrocités a en charge de collecter les informations sur les situations de crise ; alerter sur les situations de crise et les abus/violations des droits humains ; faire le suivi de la gestion de la situation des conflits, alerter sur toute situation pouvant entrainer des crises ou abus/atrocités de droits humains et bien d’autres.

Le représentant du directeur pays de ABAROLI

Quant au second groupe, il a pour mission d’identifier et recenser les victimes, les ayants-droit des victimes de violations ou d’abus de droits humains ; examiner toute situation de victime nécessitant une intervention urgente et adéquate notamment en termes de prise en charge psychosociale; apporter tout l’appui nécessaire aux victimes de violations de droits humains à obtenir réparation.

En rappel, la CNDH est une institution publique indépendante créée en 2016. Elle a comme mission la défense et la promotion des droits humains au «Pays des Hommes intègres ». Pour l’atteinte de ses objectifs, elle a mis en place des outils de communication. Il s’agit notamment du numéro vert 80 00 12 94 et de la saisine via le site internet www.cndhburkina.bf qui permet à la CNDH d’être accessible et par lesquels le président a appelé les membres des groupes de travail à vulgariser dans leur mission.

Basile SAMA

Burkina 24



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