Burkina Faso : Une prévision de 629 500 tonnes de coton graine pour la campagne 2021-2022

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L’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina (AICB) a  présenté le bilan de la campagne 2020-2021 et les prévisions de celle 2021-2022.

La campagne cotonnière 2020-2021 a été marquée par des difficultés comme le Covid-19, l’insécurité, l’exclusion de certains cotonculteurs et l’installation tardive des pluies. Cependant, elle a connu une amélioration par rapport à la campagne 2019-2020 en dépit des difficultés. Ainsi donc, l’AICB a indiqué que la production totale nationale est passée de 460 114 tonnes de coton en 2020 à 492 613  en 2021.

De l’avis du secrétaire général de l’AICB, Louis Yanzon Yé, les difficultés rencontrées au cours de la campagne cotonnière « n’ont pas manqué de susciter des inquiétudes, de briser des élans et pour finir de porter un coup aux objectifs initiaux ». Fort heureusement, de nombreux efforts consentis ont permis d’avoir des résultats qu’il juge satisfaisants et évolutifs. En termes détaillés, la production du coton conventionnel est de 491 040 tonnes et celle du coton biologique et équitable est de  1 573 tonnes.

Côté statistiques, ii faut noter que le rendement de la campagne 2020-2021 est de 882 Kg/Ha. Ce qui  donne un progrès de 7% pour la production et 11% pour le rendement. Pour le coton biologique et équitable, le rendement moyen au champ est  de 390 Kg/Ha. Sa production totale a connu une hausse de 13% par rapport à la campagne 2019-2020.

Un aspect important de la campagne cotonnière est que le prix d’achat du coton graine de premier choix était fixé à 240 FCFA.  Seulement, l’impact de la pandémie du coronavirus a incité une baisse de 25 FCFA/Kg sur le prix.

Le deuxième aspect abordé à ce point de presse a été la question des préparatifs et des prévisions de la campagne 2021-2022. Comme prévision de la production totale nationale, l’AICB pense à 627 000 tonnes pour le coton graine conventionnel et 2 500 tonnes pour le biologique et équitable. Selon Louis Yanzon Yé, « l’AICB affiche sa ferme volonté de poursuivre la mise en œuvre des mesures ainsi que des recommandations de l’atelier national sur la relance durable de la production cotonnière au Burkina ».

Pour atteindre les objectifs fixés, les membres de l’association entendent fournir des efforts conséquents. Et ce, au niveau de la formation des équipes d’appui-conseil, les producteurs et au niveau des segments relatifs au suivi et à la maitrise de la pression parasitaire. Ils veulent aussi mutualiser leurs énergies dans les domaines comme la formation, la sensibilisation et l’information.

« Pour réussir ces engagements, l’AG de l’AICB a de nouveau pris d’importantes décisions portant sur les prix de cession des intrants agricoles et également sur le prix d’achat planché du coton graine », a dit le secrétaire général de l’AICB. Sur les prix d’achat, le coton graine premier choix est de 270 FCFA/Kg et le deuxième choix est de 245 FCFA/Kg.

« Ce niveau de prix plancher représente une hausse de 13% par rapport à la campagne précédente. C’est un prix historique car c’est la première fois que nous atteignons un tel niveau de prix d’achat au Burkina », a ajouté Louis Yanzon Yé. Il faut noter que les  principales difficultés pour les cotonculteurs restent la question sécuritaire et  les aléas climatiques. L’AICB recherche alors d’autres solutions afin d’arriver à une plus grande rentabilité.

Ce sont donc des producteurs impuissants qui se plaignent souvent face à la rareté des pluies. Les bas-fonds, les bassins et d’autres types d’aménagement sont alors vus comme des solutions. Mais là aussi, il faut noter que toutes ces techniques sont dépendantes de la pluviométrie. Sur les difficultés liées à l’enlèvement du coton, le directeur général de la SOFITEX, Wilfried Yaméogo, a indiqué que les sociétés cotonnières ont constitué leur propre flotte.

A long terme, l’AICB veut arriver à avoir des producteurs professionnels afin de redorer le blason du Burkina sur la scène internationale.

Basile SAMA

Burkina 24



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