Laurence Ilboudo, a visité le centre de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG)

Victimes de violences basées sur le genre au Burkina Faso : Plus de 400 dénonciations en moins de deux mois  

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La ministre en charge de la femme, Laurence Ilboudo, a visité le centre de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG), ce vendredi 30 avril 2021 à Ouagadougou. Il s’agissait de faire le point sur la prise en charge des victimes.

Lancé le 2 mars 2021 par le ministère en charge de la femme, le numéro vert  80 00 12 87 vise à faciliter les dénonciations des cas de violences et pour une meilleure prise en charge. En moins de deux mois, le centre de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre a enregistré plus de 400 appels téléphoniques.

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De ces dénonciations on retient, entre autres, des plaintes sur des violences physiques, psychologiques, sexuelles, culturelles, économiques et patrimoniales. Il faut noter que le centre a hébergé 30 victimes et 9 ont été retournées en famille grâce à l’implication de leur ministère de tutelle. A ce jour, le centre compte 21 pensionnaires en quête de solutions.

Une des victimes a expliqué sa situation « difficile et émouvante »,  à la ministre en charge de la femme, Laurence Ilboudo. Cette dernière a coulé des larmes à l’écoute de cette « triste histoire ».

« C’est difficile mais je suis satisfaite. C’était l’objectif de ce centre, de prendre en charge toute personne vivant au Burkina Faso étant victime de violences basées sur le genre. Et nous sommes au début, mais vous avez vu pour un début 400 appels, c’est énorme. Surtout quand on multiplie ce coefficient, pour ceux qui n’ont pas pu nous appeler et qui ne sont pas encore sûrs de la prise en charge. Mais nous pensons que ce chiffre va se stabiliser à un moment parce que quand le centre va atteindre sa vitesse de croisière. C’est ça l’objectif, avoir moins d’appels et moins de victimes et les survivantes de ces victimes. Nous allons continuer ce travail et dire que nous sommes sur la bonne voie pour que nous arrivons à une société de paix »,  a laissé entendre Laurence Ilboudo.

La responsable du centre de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre, Mariam Kaboré, a affirmé que l’action du ministère est salutaire.

A l’écouter, le centre dispose d’une équipe pluridisciplinaire pour la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre.

Hamadou DIALLO (stagiaire)

Burkina24



Rédaction B24

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