Tribune Ι Le Burkina-Faso à l’heure du COVID-19

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Ceci est l’écrit d’un citoyen africain féru des relations internationales, Omar Sylla, sur la sécurité sanitaire nationale.

Alors que le pays était jusqu’à aujourd’hui relativement épargné par l’épidémie de COVID-19, la recrudescence du nombre de cas dans les pays voisins, surtout en Côte d’Ivoire et dans une moindre mesure au Mali, laisse présager de nouvelles contaminations dans nos frontières.
Le Burkina Faso connaît une deuxième vague et le doublement du nombre de cas liés au coronavirus. Du fait de la situation préoccupante que traverse la Côte d’Ivoire, ce n’est pas un hasard si après Ouagadougou, la région des Hauts Bassins est la plus touchée.

Qu’est ce qui a été fait depuis un an ?

On se souvient des premières mesures et du renfort de l’OMS qui, rappelons-le, a aidé à mettre sur pied 13 nouveaux centres de triage des patients dans les établissements de santé du pays. C’était en juin 2020. Le pays a profité également de la gratuité de l’eau mise en place par le gouvernement en soutien des revenus des ménages lourdement impactés par la pandémie.

Une situation paradoxale pour le Pays

Alors que le FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou) a été reporté « à une date ultérieure », le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement du Burkina Faso, Ousséni Tamboura, a déclaré que « la question du vaccin n’était pas un sujet de grande préoccupation au regard de la tendance baissière du nombre de cas enregistrés ».
Grâce au programme d’aide internationale à la vaccination qui a pour but d’assurer un accès équitable à la vaccination contre le Covid-19, la Covax, le Burkina-Faso pourrait bénéficier de plus de 1 380 000 doses du vaccin britannique AstraZeneca.

Une sortie de crise par une meilleure communication

L’information sanitaire reste le point noir des mesures contre le COVID-19. L’ancienne ministre de la santé, la Pr Léonie Claudine Lougué, avait cherché à impliquer les autorités coutumières et religieuses. Ce sont ces autorités, très engagées dans la vie des communautés, qui peuvent promouvoir les gestes barrières.
C’est donc naturellement que l’association chrétienne de l’Archidiocèse de Ouagadougou, le SEPAFAR, a récemment organisé un panel sur le vaccin contre le COVID-19. Le panel a été animé par des spécialistes et experts des vaccins. « Ce cadre d’échanges vise à éclairer davantage les populations sur le sujet de la vaccination contre cette pandémie». Selon l’abbé Anatole Tiendrébéogo « pour que les communautés adhèrent à une cause, il faut qu’elles soient suffisamment informées et sensibilisées, et c’est tout l’objectif de ce cadre de réflexion ».

Si sur le continent, la population jeune paraît mieux armée contre le COVID-19, n’oublions pas que les risques de comorbidité sont nombreux (malnutrition, insalubrité, etc.). Il est urgent que l’économie retrouve la confiance grâce aux vaccins.

Omar Sylla

@Le_Ndar_Ndar



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