Ramadan 2021 au Burkina Faso: Le Cardinal aux côtés des musulmans à Ouagadougou

784 0

Les fidèles musulmans du Burkina ont célébré ce jeudi 13 mai 2021 l’Eid El Fitr, marquant la fin du jeûne du mois de Ramadan. En cette journée de prière pour les millions de Burkinabè, certains fidèles de la ville Ouagadougou se sont réunis à la place de nation pour la prière. L’iman dans son prêche a appelé les populations à privilégier l’amour du prochain, la tolérance et le bon vivre ensemble.

En dépit de la fête de l’Ascension célébrée ce jeudi 13 mai 2021, le Cardinal Philipe Ouédraogo a effectué le déplacement du côté de la place de la nation pour assister à la prière de l’Eid El Fitr. Une manière pour lui, de témoigner la solidarité de l’église catholique à la communauté musulmane. «Nous sommes heureux de souhaiter nos meilleurs vœux à nos frères et sœurs musulmans », a-t-il indiqué. Pour lui, « ce qui appartient au marigot appartient au caïman ».

A travers ces mots, ce cadre de l’église catholique estime que le Ramadan est la fête de tout le monde. Selon ses propos, le message du Pape invite toutes les communautés religieuses « à être des bâtisseurs d’espérance » car pour lui, « Dieu n’abandonne jamais l’Homme, c’est l’Homme qui abandonne souvent Dieu ».  C’est également une invite à croire en l’amour de Dieu. Au-delà des divergences politiques, ethniques et religieuses, le cardinal a appelé les Burkinabè à se faire confiance les uns les autres.

« Le peuple burkinabè a besoin de se réconcilier pour être plus fort »

« Nous sommes les enfants d’une même maison. Ensemble, il faut démolir les murs de haine, de violences, d’incompréhension et bâtir des ponts de fraternité, d’amitié et pardon », a appelé le Cardinal Philipe Ouédraogo. Du côté des autorités administratives, la prière marquant la fin du mois de jeûne est une occasion de revenir sur la nécessité d’entretenir un bon vivre ensemble. Pour Clément Sawadogo, ministre en charge des cultes, les musulmans ont prié pour la paix, la prospérité et la cohésion entre les fils et filles du Burkina Faso.

 

 Sur la présence des autres confessions religieuses à la prière, il a indiqué que « c’est à l’honneur de notre pays ». Pour lui, la présence du Cardinal Philipe Ouédraogo à la place de nation en ce jour de l’ascension, est un signe « hautement symbolique ». Allant plus loin dans ses propos, le ministre a souligné que « c’est une chance pour notre pays que nous devons préserver coûte que coûte ». Pour le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, le mois de Ramadan a été une occasion pour les fidèles musulmans de prier pour le Burkina Faso et pour le monde.

Revenant sur le message du prêche, l’imam du jour, El Hadj Abdallah Ouédraogo a appelé les fidèles musulmans et les Burkinabè en général à s’unir pour relever les défis auxquels le Burkina Faso fait face car pour lui, « le peuple burkinabè a besoin de se réconcilier pour être plus fort ». A travers, cette prière de l’Eid El Fitr, l’imam a invité les uns et les autres à prier pour la paix, la stabilité et la prospérité du Burkina. Une mention spéciale a été faite aux FDS, aux agents et aux autorités.

Basile SAMA

Burkina 24



Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *