Burkina Faso : Près de 450 élèves sensibilisés sur la gestion des menstrues

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Suplamar et Menstru’elles ont organisé ce jeudi 27 mai 2021 une sensibilisation des collégiens et lycéens sur les questions de santé et d’hygiène menstruelle, à Ouagadougou.  Cette sensibilisation a eu lieu à l’occasion d’un événement intitulé «Changeons les règles à l’école».

Ce sont près de 450 collégiens et lycéens  qui ont participé à l’événement «Changeons les règles à l’école» ce jeudi 27 mai 2021. A travers cette activité les acteurs veulent lever les tabous autour des menstrues, afin de favoriser la réussite scolaire et l’épanouissement des jeunes filles dans la société.

Selon Yenoudie Rébéka Roxane Soukiena Lankoandé, responsable de Suplamar,  le message à passer est celui  de la tolérance. « Nous connaissons tous la réalité que vivent les jeunes filles sous nos cieux à cause des menstrues. C’est donc  un message de tolérance et un appel afin qu’ils puissent prendre ce problème à bras le corps », a-t-elle affirmé.

Selon Yenoudie Rébéka Lankoandé, le manque de matériel d’hygiène freine la participation scolaire

Elle a déclaré que son association veut changer les règles à l’école en sensibilisant et en essayant de leur  procurer certaines écoles, la protection hygiénique.

L’activité est organisée par Suplamar et Menstru’elles. Pour  Adeline Tiendrébeogo, coordonnatrice de la  structure Menstru’elles, il est mis à la disposition des élèves des kits menstruels sains réutilisables et qui sont adaptés pour le corps et pour l’environnement dont la coupe menstruelle et les culottes menstruelles. « C’est de permettre aux élèves d’en savoir plus sur leur corps et aussi de connaitre toutes des protections individuelles menstruelles qui sont sur le marché », a-t-elle affirmé pour   justifier son accompagnement.

Adeline Tiendrébeogo a affirmé que l’idée c’est de faire en sorte que les règles ne soient plus un obstacle dans leur parcours scolaire

Cette activité est financée par l’ambassade de France au Burkina. Le conseiller régional en santé mondiale de l’ambassade de France, Pierre Alain Rubbo a indiqué que la santé sexuelle est un sujet tabou et ce type d’évènement permet de contribuer à lever ce tabou. « C’est un sujet qui touche l’aspect économique d’un pays. Ca fait le lien également avec l’éducation, avec beaucoup de sujets qui sont en relation avec cette problématique de santé sexuelle », s’est-il exprimé.

Le représentant de la ministre de la femme, Rahitaba Désiré Romain Compaoré,  a quant à lui informé qu’il y a des  services sociaux dans certains établissements de la ville de Ouagadougou qui peuvent au besoin réponde à la sollicitation des élèves.  « Concernant l’ampleur, 3 femmes sur 4 au Burkina Faso vivent cette situation dans la précarité et c’est vraiment interpellateur. Il faut qu’ensemble on puisse travailler à corriger cela. Travaillons à changer les choses à l’école », a-t-il lancé.

Des séances de sensibilisations, des entretiens avec des professionnels de la santé, des séances de quizz pour permettre  aux élèves de gagner des kits menstruels  dont des culottes menstruelles réutilisables pendant 10 ans, ont marqué cette journée.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

 



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