Vaccin du Covid-19 : Le Burkina Faso reçoit ses premières doses

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Le Burkina Faso a reçu ses premières doses de vaccin Astra Zeneca ce lundi 31 mai 2021. Offerts gracieusement dans le cadre de l’initiative COVAX, les vaccins ont été réceptionnés à l’aéroport international de Ouagadougou par le ministre de la santé, le Pr Charlemagne Ouédraogo. Il est également revenu sur le temps mis avant la réception des premières doses, le plan de vaccination et l’importance du vaccin.

115 200 doses de vaccin Astra Zeneca, c’est le contenu de la cargaison qui a été livrée. Une étape importante dans la lutte contre la pandémie du Covid-19 selon les propos du ministre de la santé, le Pr Charlemagne Ouédraogo. Ce sont donc des sentiments de satisfaction qu’il a traduits après réception de la cargaison. Sur le temps mis par le Burkina Faso avant de recevoir ses premières doses, le ministre a indiqué que « chaque pays a sa stratégie ». Pour lui donc, c’est une démarche volontaire.

« Nous avons choisi de recevoir nos vaccins maintenant parce que c’était le bon moment. C’était l’heure pour le Burkina de recevoir ses vaccins pour compléter le dispositif », a-t-il expliqué. Selon ses propos, il n’est pas question de comparer le Burkina à d’autres pays qui ont reçu leurs vaccins avant. Il a aussi souligné que c’est «  avec toute la responsabilité qui l’accompagne » que les autorités ont procédé à la réception des premières doses du vaccin. Et ce dans l’objectif « de protéger toutes les populations ».

Sur l’importance de la vaccination alors que le nombre de cas est relativement faible au « pays des Hommes intègres », le Pr Charlemagne Ouédraogo a apporté des éléments de réponses. Pour lui, le Covid a un impact sur plusieurs aspects de la vie notamment le côté économique. La nécessité du vaccin répond alors selon le ministre à des « questions transversales » qui nécessitent une telle démarche. Et ce, en s’alignant avec le combat mondial depuis le début de cette crise. Pour le Pr Charlemagne Ouédraogo, l’importance du vaccin s’accroit avec la nécessité d’immuniser les populations.

« Si nous devons regarder  les maladies qui endeuillent nos populations, on ne classera même pas le Covid-19 200ème. C’est très loin derrière le paludisme (…). Mais si nous nous posons la question quelle est la maladie qui a cloué économiquement le Burkina Faso et les ménages ? Le Covid-19 est 1er. C’est pour cela que le combat contre le Covid-19 n’est pas un combat médical. Nous devons faire un combat avec une approche holistique en regardant les différents secteurs concernés. Il n’y a pas lieu de se poser des questions »,

Pr Charlemagne Ouédraogo

Revenant sur les effets secondaires du vaccin Astra Zeneca, le chef du département de la santé, en bon Pr, a estimé qu’il « n’y a pas un seul médicament sans effets secondaires ». En pesant les aspects bénéfiques par rapport aux aspects néfastes, il ressort alors que les populations utilisent le même médicament sans conditions. « Il y a plus de bénéfices que d’inconvénients », a-t-il laissé entendre. Il a par ailleurs dit qu’un dispositif de recensement des effets secondaires sera mis en place pour le suivi post injection. « Même le simple paracétamol que nous avalons depuis des siècles a des effets secondaires qui peuvent tuer une personne », a martelé le Pr Charlemagne Ouédraogo.

Par rapport au plan de vaccination, il faut retenir que le Burkina a opté pour la formule de commencer avec les personnels de santé, les personnes vivant avec une comorbidité (diabètes, hypertensions, insuffisances rénales) et les pèlerins pour la Mecque. Dans le cas des candidats au pèlerinage, il faut noter que le ministère a prévu 20.000 doses pour eux. Les personnels des ONG et du système des Nations unies sont également prix en compte dans le plan de vaccination.

Un redéploiement équitable est donc au programme du côté du ministère de la santé pour servir toutes les populations qui sont dans le besoin.  Il faut également retenir que le Burkina Faso fait partie des 92 pays bénéficiant de doses gratuites du vaccin grâce à l’initiative COVAX. Cependant, cette vaccination n’est pas obligatoire au Burkina. Mais elle est « fortement encouragée » par les premières autorités. Le lancement officiel de la campagne de vaccination est ainsi prévu pour le 2 juin prochain. Pour se faire vacciner, les CHU, les CHR, les hôpitaux de district, les CMA et les CSPS des communes sont préparés à cet effet selon le Pr Charlemagne Ouédraogo.

Basile SAMA

Burkina 24



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