Burkina Faso : Le Canada offre une station de traitement d’eau à la Commune de Dori

A travers le Projet eau et croissance économique durable dans le Sahel (ECED Sahel), la Commune de Dori vient de recevoir de ses partenaires canadiens dont la mine d’Iamgold Essakane Sa, une centrale de traitement d’eau potable de 230 m3/heure. Ce projet, d’une valeur globale de 8 milliards de F CFA, vise à accélérer la croissance économique et durable dans la région du Sahel.

Le Projet eau et croissance économique durable dans le Sahel (ECED Sahel) comporte trois composantes. Il s’agit du développement des activités génératrices de revenus (AGR), et de l’approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement (AEPHA) par la mise en opération d’une station de production d’eau potable et la promotion de l’assainissement et de l’hygiène avec un accent sur le changement de comportement au travers de l’art social. La troisième composante est le renforcement de la gouvernance pour mieux soutenir les activités économiques et la fourniture de service de l’eau par les organisations et les collectivités locales.

Mis en œuvre par l’agence d’exécution canadienne Cowater Sogema International avec un coût total de 8 milliards FCFA, le projet est cofinancé par Affaires Mondiales Canada (6 milliards FCFA), Iamgold Essakane SA (1 milliard FCFA), et la Fondation One Drop (1 milliard FCFA).

Le jeudi 3 juin 2021, la seconde composante, à savoir l’approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement (AEPHA) par la mise en opération d’une station de production d’eau potable a été matérialisée par l’inauguration à Yakouta, d’une station de traitement d’eau afin de répondre à un besoin critique d’eau dans la région aride du Sahel et sujette à la sécheresse.

Vidéo – Dori bénéficie d’une station de traitement d’eau potable

Burkina 24

La station de traitement d’eau potable a une capacité de 230 m3/heure et permettra la fourniture d’un service d’adduction d’eau potable à plus de 60 000 personnes dans la commune de Dori et ses villages environnants.

« Ce projet nous tient à cœur car, même si nous espérons rester encore longtemps, au fur et à mesure que la mine d’Essakane tire vers sa fin de vie, nous avons la volonté de concentrer nos efforts vers des projets structurants et durables qui vont changer la vie des populations longtemps après que nous soyons partis (…). Nous croyons au Burkina, nous croyons au Sahel, et nous sommes persuadés que  nous pouvons rester un catalyseur pour le développement local, un facteur de stabilité et de progrès économique et social dans la région, avec le concours de tous », a indiqué Bruno Lemelin, Vice-Président Principal Opérations et Projets chez Iamgold Essakane SA.

Les infrastructures de Yakouta présentées aux officiels – Ph. B24

Mais ce projet, faut-il le préciser, a été pensé et conçu par le regretté député-maire, Hama Arba Diallo. Il a conçu ce projet, initialement nommé le Triangle d’eau. Le triangle est constitué des axes Dori-Gorom-Falagountou. « Oui, son vœu était que l’eau de ce barrage de Yakouta, dont il a aussi été l’instigateur avec le regretté Salif Diallo (paix a son âme), alors ministre en charge de l’agriculture et de l’hydraulique, alimente les populations des villes de Gorom-Gorom et Falagountou », a rappelé le député-maire de Dori, Aziz Diallo.

…des négociations pour le financement de la deuxième phase

En rappel, dans la mise en œuvre de la deuxième composante du Projet ECED Sahel, l’Office national de l’eau et l’assainissement (ONEA) a été impliqué en tant que partenaire clé dans la réalisation et en tant que bénéficiaire direct de cet investissement. En effet, les infrastructures de Yakouta lui ont été transférées à la fin de la réalisation.

En termes de perspectives, des négociations sont en cours pour le financement de la deuxième phase du projet ECED Sahel en vue d’augmenter la capacité de production de la station de Yakouta, d’améliorer la desserte en eau à Dori, d’alimenter la ville de Gorom Gorom et les villages environnants, de renforcer l’alimentation en eau potable de Falagountou et d’alimenter les villages environnants.



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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